Tangaroa - One hand for the knife, one hand for the throat

Chronique CD album (46:02)

chronique Tangaroa - One hand for the knife, one hand for the throat
10 ans après leur formation, et 2 ans après la sortie de leur denier EP « Day » voilà que les anglais de TANGAROA nous reviennent avec un LP cette fois-ci, au nom évocateur One hand for the knife, one hand for the throat. Sorti chez Anticulture records, cette nouvelle galette prouve, s'il en était encore besoin, que la scène anglaise n'est pas en reste quand il s'agit de balancer de la violence en toute technicité...

Il ne faut pas attendre bien longtemps à l'écoute de ce LP pour qu'arrivent les premières envolées de manches et autres tappings furieux. Et en même temps ça envoie très sévèrement le rondin ce qu'ils nous font ces mectons de Leeds. Forcément, certains plans font très fortement penser à leurs cousins consanguins de PSYOPUS ('Tick tock tick tock' en est la plus symptômatique), qui affectionnent autant qu'eux la complexité et l'épilepsie intégrées à un son très personnel (il n'a qu'a se pencher, par exemple sur le son très particulier des toms). Une voix et des lignes de chants sortis d'on ne sait où - qui pourrait rappeler, un peu, l'esprit du chant sur « Solace » des excellents ION DISSONANCE - qui suivent parfois les riffs de grattes, ce qui renforce l'aspect zarbi général (comme sur 'we've got them where we want them'). Pour ce qui est de la production on a affaire à quelque chose de relativement metallique, presque froid (bon c'est pas du MESHUGGAH non plus hein) mais qui donne un rendu parfait pour du mathcore (c'est bien comme ça qu'on dit?). Contrairement à certains a priori que je pouvais avoir au regard de ce groupe, je n'ai pas constaté beaucoup de plans grindeux, juste 2/3 blasts par-ci par-là histoire d'accélérer et d'appuyer la folie générale mais ça reste plutôt sporadique. Malgré tout, TANGAROA préserve son intégrité en ayant un son et des compos assez personnels, pas facile quand on sait le nombre de groupes qui évoluent dans ce style extrême, un titre comme 'Jupiter Sheep Farm' plus épuré et direct est là pour assoir cette différence (et peut-être pour aérer l'album aussi un peu...). Avant de finir sur un 'Do you hear that wolf?' qui résume a lui seul tout cet album; complexe, avec différents niveaux de lecture, des milliards de plans, sans pour autant vouloir en faire une démonstration, ça reste efficace et... Et bah c'est bon quoi!

Si les quelques autres groupes cités sur le paragraphe ci-dessus vous parlent, d'une manière ou d'une autre, alors jetez-vous sur ce One hand for the knife, one hand for the throat qui sans aucun doute vous mettra une jolie baffe. Si la perfide Albion pouvait se contenter de nous sortir ce genre de groupe plutôt que de nous inonder le tube cathodique et les oreilles avec tous ces merdeux popeux avec leurs noms en « The... », là on se réconcilierait avec eux.
photo de Mat(taw)
le 29/10/2008

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