The Amenta - n0n

Chronique CD album (49:05)

chronique The Amenta - n0n
Les australiens de The Amenta s’étaient déjà fait remarquer avec leur précédent opus ‘’Occasus’’ de par leur style assez particulier et dur a classer… Les revoici aujourd’hui avec une nouvelle offrande s’intitulant tout simplement n0n (avec un zéro et pas un o majuscule).

The Amenta doit être l’une des formation de metal dans le monde ayant le plus de haine pour le genre humain, et cela se ressent naturellement dans leur musique comme dans les paroles de ‘’Slave’’ (pour ne citer que celui-ci) : "You are all whores " ("vous êtes tous des putains"). De plus, tous les titres -dont celui de l’album- ne sont composés que d’un seul mot, par ce choix le groupe incite en fait chacun a y donner sa propre interprétation…Sachant que le sens premier n'est pas forcément celui qui convient c'est pourquoi cet album amène à un minimum de réflexions si on s'y intéresse.

Le combo australien compte dans ses rangs le batteur de Psycroptic et ex-Aborted, la musique est donc loin de manquer de niveau technique. Cette batterie est d’ailleurs on ne peut plus trigger (bon ou mauvais point ? à vous de voir), sachant que le jeu du batteur en vaut tout de même la peine ! Globalement The Amenta nous présente un album à situer dans un Black/Death industriel aux ambiances totalement chaotique et perturbante avec l’utilisation d’un grand nombre de samples. Les nappes de clavier viennent renforcer cette atmosphère aux allures futuriste. La musique prend d’ailleurs parfois des aires d'un brutal Fear Factory (surtout sur l’album Demanufacture) dans ses ambiances mécaniques et industrielles. Notamment des morceaux comme ‘’Entropy’’ qui vire carrément à la techno hardcore dans un esprit un peu semblable au T-1000 de Fear Factory (et l’ensemble des Bonus de Demanufacture)…

On retrouve beaucoup de diversité sur cet opus avec des passages un peu plus expérimentaux comme sur ‘’Skin’’ qui est un titre chuchoté par une voix féminine sur un fond de musique atmosphérique assez aérienne (ce titre prend toute son ampleur lorsqu’on en lit les paroles !). Pourtant on ne s’éloigne pas du concept général de l’album en gardant cette dimension inquiétante et glauque. Il me semble également important de préciser que le chanteur du groupe change presque à chaque morceau, mais on ne le remarque pas du tout…La voix reste dans un registre assez torturée. A propos, La prod’ a effectué un bon boulot sur le chant, en donnant l’impression que la voix du chanteur est étouffée par la bande son environnante et que celui-ci tente de percer au travers de celle-ci (cf ‘’Dirt’’ par exemple) !

C’est donc un album assez perturbant que nous livre là The Amenta. Le groupe parvient à faire passer un grand nombre d’émotions et de revendication à travers n0n ce qui est tellement rare pour des groupe de ce style. Mais The Amenta n’est pas comme les autres, surtout pas !!! Une grande découverte !
photo de Domain-of-death
le 31/10/2008

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