The Amsterdam red light district - Gone for a while

Chronique CD album (37:00)

chronique The Amsterdam red light district - Gone for a while

Patraque. Fatigué. Usé. Emoussé. Claqué. Mort.
En ce moment, camarade, tu ne tiens pas la forme. Pas de soleil ni dans le ciel, ni dans ton coeur.

L'homeopathie, les cures de Juvamine, l'auto-persuasion n'y font rien. Tu es fatigué avant même de te lever.
Docteur Toukene est là pour toi.

Si je suis gynécologue (avec une seule et unique patiente) à mes heures perdues, je suis surtout bien moins arnaqueur qu'un putain d'herboriste ou naturopathe.
J'te deale ouvertement et en toute légalité le premier vrai album de The Amsterdam red light district.

J'avais eu l'occasion de dire du bien des deux premières sorties du groupe lyonnais. Déjà là il y avait la patate.
Avec "Gone for a while", j'ai eu l'impression d'être sous ketamine durant 37 minutes.
Ce n'est pas faute d'avoir pu faire quelques petites pauses avec "Final boarding call" ou l'intro banjo de "Just have a good time".
Mais cela ne représente qu'1/18ème (oui j'aime la précision) de l'album.

Le reste de l'album est une ode au rock foufou, à l'énergie, à la sueur.

Du positif se dégage de chacun des morceaux, même si ce n'est pas nécessairement le cas dans le fond.
Une notion de changement, d'avancée, est omniprésente. Bref, l'impression que la volonté peut faire péter les murailles les plus épaisses.

Avec ce style punk-core-rock'n'roll-metallisé, on est pas mal aidé dans cette tâche.
Le son limpide, l'accent idéalement géré, il y a un côté très américain et forcément professionnel qui ressort de "Gone for a while".
Pourtant, à première vue, il n'y a pas de quoi s'emballer :
Prises individuellement, les compos sont toutes survitaminées, c'est une évidence, mais elles laissent une impression de déjà-entendu.
Outre-Atlantique on connait ça par coeur...mais ici...c'est un peu plus rare.
Sans parler de la qualité d'écriture des morceaux. Les structures ne sont pas bouleversantes, certes, mais la fluidité et les choix artistiques sont tous de bon goût.
Caractérisé par un chant double : crié / mélo, le groupe faisait auparavant du 55/45%. C'est aujourd'hui du 45/55%. On ne dirait pas, mais cela change tout !
Respirables, optimistes, plus faciles à chanter, les morceaux ont tous des lignes simples à reprendre et marquantes.
 

Il y a une autre grande qualité à cet album : c'est qu'il déroule. Fluide, simple, naturel, c'est le travail d'un orchestre qui sait où mettre les pieds et faire le boulot à la perfection dans un style bien précis.
Réveillez-vous, bougez, dansez, chantez, activez-vous.
Peut-être qu'un jour The Amsterdam red-light district ne sera plus un coin à putes mais un groupe remboursé par la sécu.
En attendant il dérouille les articulations pour bien peu de ronds.
 

Dr Toukene ne prend ni les tunes, ni les mercis.
Par contre le groupe : oui.

 

photo de Tookie
le 13/01/2015

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