The Burden Remains - Fragments

Chronique Vinyle 12" (44:00)

chronique The Burden Remains - Fragments

2014 fut une année bien remplie pour les suisses de The Burden Remains. Bien décidés à rentrer de plein pied dans le monde du business-Metal tout en restant le plus respectueux et... disons-le, le plus trve possible! Bien refroidi par les récents travaux de Coheed and Cambria, l'approche d'un nouvel opus, plutôt prog, se résumait à un sacerdoce.
 

Fragments se présente comme un album de rupture, pour le groupe et une franche découverte pour le public lambda. Tournant le dos à un passé adolescent, tout concentré sur le thrash des familles ; les fribourgeois assument une nouvelle ambition, avec beaucoup de justesse, il faut le dire.

Rien n'est laissé au hasard, une sortie en vinyle, un artwork léché, des influences digérées et un son fort bien habillé. L'histoire nous apprend que deux années ont été nécessaires de la gestation à la réalisation. Tout ça bien loin des effets de mode. Fragments est une œuvre personnelle, intimiste et intimidante.

 

De prog, il est question ici. À petites doses, en filigrane, dans les détails en somme. La longueur de certains titres, oui un indice... mais encore. Le choix assumé d'étendre de belles lignes mélodiques, soit. D'un coup, cette voix renvoie à un autrefois, un autre âge (vers 1984-1987) droit dans le thrash ! Que dire d'une section rythmique ancestrale, elle aussi.

Là, où cela doit se casser la gueule, ça accroche l'auditeur. Au plus près. Merde, ces types sont de sacrés bosseurs.

Rendre moderne et intriguant, un machin que l'on entend depuis trente ans. Paye ton ambition !

 

On se laisse aller à imaginer, ce que donnerait des versions électro de l'affaire. Fragments semble être sujet à toutes les réinterprétations. En rock garage, en indus germanique, en folk boisé, en house minimale. Ouep, à milles lieux des préoccupations du quatuor.

 

De leur fougue juvénile, on garde une certaine vitesse d'exécution, les cheveux au vent, un voix bien placée, et probablement quelques postures époque Master of Puppets. Pour le reste, on réalise après quelques écoutes, que les gaillards ne vont pas s'aventurer trop loin. Pas question ici de relecture à la Peter Gabriel. Pas l'ombre d'un Arcade Fire en goguette, même au loin.

 

Rassurez-vous, les Trve, il y'en a plus que pour son argent !

 

photo de Eric D-Toorop
le 21/11/2014

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