The Flex - Chewing Gum For The Ears

Chronique CD album

chronique The Flex - Chewing Gum For The Ears

Vous me faites marrer avec tous vos groupes de trucs qui finissent en Core.

A base de super appellations pour faire briller les yeux des lecteurs.

Comme le Tractopelle Irradiant Core, le Canevas ShiatsuCore ou encore le YodelCore Urbain Millimétré.

 

Une fois n'est pas coutumes, je vais me la jouer vilain petit connard pour proclamer que les Rosbifs de The Flex restent parmi les derniers représentants du Punk Hardcore. Celui qui répond à l’AOC ma gueule quoi. Et pas seulement défini par moi mais par toute personne équipée d’un minimum de culture du goût.

 

Les gaziers originaires de Leeds ont été considérés comme les géniteurs du New Wave of British Hardcore (encore une pu… de désignation de mer..), il y a 10 ans déjà.

V’là la nouvelle vague quoi.

Si Godard avait écouté The Flex dans les 60’s, nul doute qu’il aurait accouché de plus de films à base de tesson de bouteille généreusement enfoncés dans la bouche et de birds (skinhead girl) équipées de cutters. Surtout, il aurait pondu moins de péloches laxatives.

 

Car The Flex respire la sueur acide qui coule dans les yeux, la bière éventée qui coule dans les veines et les mauvais sentiments, comme Green Room, le survival Punk as fuck de Jeremy Saulnier.

The Flex bouffe du Agnostic Front et picole du SSD, faut dire. Il n’existera aucune tolérance pour les refrains sucrés ou les sing alongs de charpentiers.

The Flex élimine le superflu pour se concentrer uniquement sur la méchanceté de sa musique jouée dans les caves.

 

Le rythme est la plupart du temps proche d’un D-Beat ravageur, communiquant l’urgence nécessaire attendue. Le sentiment de menace permanente suinte, aussi, par le chant aboyé d’un frontman tanké comme un pilier de rugby. Le gars déblaye ainsi le ruck adverse par ses vocaux haineux, avec comme soutien, un riffing tronçonneuse mais gavé de petites gimmicks rock’n’roll pas loin d’un Dead Kennedys sous testostérone ("Soma Holiday").

 

C’est court, c’est féroce, ça bute.

 

D’ailleurs, si tu trouves un truc plus street cred cette année, je t’envoie un colis chez toi, à mes frais, et à base de vieilles Docs coquées, de chicots arrachés et d’une prise de sang avinée.

photo de Crom-Cruach
le 19/07/2022

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