The War On Drugs - Slave ambient

Chronique CD album (46.59)

chronique The War On Drugs - Slave ambient

Groupe dont fit partie Kurt Vile, mais centré, maintenant, sur Adam Granduciel, qui gère quasiment tout, The War on Drugs joue une americana qui a le mérite, contrairement à ce que l'on peut entendre sur un certain nombre d'albums du genre, de s'avérer captivante et aboutie, et dont il dépasse ici largement le cadre.

 

L'Américain floute son propos et cela lui donne un certain cachet, mêle douceur du propos et rythme vif ("Best night") sur lit de guitares faussement posées, et affiche une nonchalance dans le chant assez renversante, aux accents parfois Dylaniens comme sur "Brothers". Sobre, l'ornement est souvent attrayant et on apprécie tout autant les morceaux joiués vite ("Your love is calling my name"), doté bien sur de cette trame vaporeuse qui crédite gandement l'oeuvre en présence.

 

Le premier volet de Slave ambient est d'ailleurs conclu par un superbe "Come to the city", martial et "Bonoesque" dans le chant, porté par des six-cordes à la limite du shoegaze. Et passé un interlude plus orienté encore sur ce genre, l'artiste signe un "It's your destiny" tout aussi bon, plus clair, aux motifs sonores sans excès et très plaisants. Arrive ensuite un morceau qui évoque, en plus rythmé, les morceaux du Loveless de My Bloody Valentine, avant que "Baby missiles", fonceur, n'entérine de façon incontestable la grandeur du disque décrit en ces lignes.

 

La conclusion, entre un "Original slave" lui aussi cadencé, instru noisy marquant, et le plus folky "Black water falls", se montrant à la hauteur, il est permis de conclure que The War on Drugs signe avec cet opus un ouvrage magnifique, entre délicatesse et rudesse rock, qui lui fait grandement honneur.

photo de Refuse to keep silent
le 03/12/2011

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