Time Again - Darker Days

Chronique CD album (32 minutes)

chronique Time Again - Darker Days
Formé en 2004, Time Again a connu, en peu de temps, une belle ascension au sein de la scène Street Punk. Après avoir empilé les dates aux côtés de ténors tels que Rancid, Social Distortion, The Unseen ou The Adolescents, pour ne citer qu'eux, les streetpunkers originaires de Los Angeles sortent en 2006 "The Stories Are True", leur premier album, et obtiennent un prix (XM Radio) de la chanson Punk de l'année pour "Cold Concrete", remporté devant NOFX et The Casualties. Time Again ne fait pas pour autant l'unanimité et a plutôt tendance à diviser de façon radicale, là où certains adhèrent et font une simple comparaison (inévitable) avec Rancid, d'autres sont totalement réfractaires et ne voient qu'une vulgaire et pâle copie de Tim Armstrong et de ses compères...

Deux ans plus tard, le quatuor signe son retour avec "Darker Days", un album qui -en raison d'un calendrier surchargé- a été écrit en grande partie sur la route, dans leur tour-van ainsi que dans leurs chambres d'hôtel. Produit par Mike Green (Paramore, Yellowcard, The Matches, etc.), l'entente a certainement était au beau fixe puisqu'il a fallu seulement six petits jours pour enregistrer et mixer ce second opus !

"This is my World, This is my Life", c'est par cette phrase proclamée par Daniel Dart que l'album démarre à toute vitesse avec "Day Like This", un premier morceau d'ouverture classique, qui ne crée pas d'effet de surprise, mais plutôt réussi avec un refrain énérgique et une production que l'on sent plus soignée. "One Way Or Another" et sa basse omni-présente nous fait penser, une nouvelle fois, à leurs grands frères Rancid, tout comme "Lines Are Faded" où la façon de chanter est tellement semblable, qu'on en viendrait presque à se demander si ce n'est pas Tim Armstrong, lui-même, au micro ! Toujours aussi proche de l'époque "Let's Go" ou de l'album éponyme de Rancid donc, que ce soit dans la structure des morceaux, les grosses lignes de basse, le grain de voix rocailleux, bref tout y est, cependant les morceaux sont pour la plupart accrocheurs et bien exécutés. Même si on est dans la continuité du précédent album, qui au passage ne m'avait pas transcendé outre-mesure, celui-ci est bien pêchu, la technique au rendez-vous, les paroles autobiographiques, les refrains inspirés, et les titres qui s'enchainent sont assez variés. Certains, qu'on qualifiera d'un peu plus énervés comme "You're Goin' Down" et "Shell Casings" contrastent avec le sentimental "Lookin' Back" et le mélodique "TV Static". D'autres, comme "Montreal (Street Kids)" ou bien encore "Soon It Will Be", ont le potentiel pour devenir des hymnes fédérateurs, tant leurs refrains sont entêtants !

Au final, Time Again n'a pas dévié de son chemin et continue de tracer sa route sur les pas de Rancid. On est en droit d'être un peu frustré par le côté trop classique et "déjà entendu" car la bande de L.A a vraiment du potentiel ! Cependant, s'ils ne révolutionnent pas le genre, ils ont au moins le mérite de le perpetuer de manière efficace.
photo de Sonny
le 22/12/2008

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