Ulcus - Cherish the Obscure

Chronique CD album (47:03)

chronique Ulcus - Cherish the Obscure

L’histoire d’Ulcus est étroitement liée à celle de Windir et de Vreid, deux figures du Black norvégien. Lorsque Valfar décide de s’entourer un groupe afin d’enregistrer un 1184 référentiel, il fait appel aux musiciens qui ont enregistré Cherish The Obscure, sorti en 2000. Ces derniers le suivront jusqu’à la fin tragique de Valfar, qui entraîne celle de Windir en 2004. Vreid sera fondé en suivant. On trouve là l’explication de la brièveté de la carrière discographique d’Ulcus. Neuf titres restent donc, témoignage parfois naïf d’une époque révolue où il suffisait d’être un groupe norvégien de Black Metal pour que les labels se bousculent, contrats à la main. Cependant, les musiciens ont toujours gardé en tête cet album, pour preuve, lorsqu’ils donnent une série de concerts en hommage à leur glorieux passé en 2014, notamment au Hellfest, ils interprètent « The Profound Power » en milieu de set.

 

Depuis maintenant un paquet d’années, la mode est à la réformation de groupes plus ou moins cultes, avec plus ou moins de réussite, pour un résultat plus ou moins intéressant. Il est préférable que les musiciens laissent Ulcus dans son sommeil profond et ne prenne pas la peine de le réveiller pour un nouveau tour de chant ou un album. Non que Cherish The Obscure soit mauvais, mais il ne mérite pas on plus qu’on se relève au milieu de la nuit. Il navigue entre deux eaux ni complètement insignifiant ni génial, avec son Black Metal mélodique et symphonique empruntant tout autant à Covenant, Dissection et Dimmu Borgir (celui des débuts). Je ferais preuve de mauvaise foi si je ne reconnaissais pas le Arcturus de La Masquerade Infernale sur l’intro de « Carved In Stone ».

 

Fruit de son époque, l’album n’apporte pas grand choses en terme de composition ou de son (les claviers sont parfois un peu cheap), mais le souffle épique qui l’habite de bout en bout, ainsi que quelques ritournelles de guitare (« Malice ») ou de synthé (« Stigmatized ») sauvent l’ensemble de l’oubli et de l’insignifiance. À cette période, la Norvège a produit des palettes entières, et Ulcus parvient à peine à s’extirper du ventre mou d'un genre au nombre de prétendants imposant.

photo de Xuaterc
le 24/01/2021

1 COMMENTAIRE

Seisachtheion

Seisachtheion le 24/01/2021 à 14:49:25

Windir 😍😍😍😍😍

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