Uncurbed - ...Keeps The Banner High

Chronique Vinyle 10"

chronique Uncurbed - ...Keeps The Banner High

Il y a des groupes qui auront toujours une place d'honneur au fond de mon petit cœur de poi(v)reaux.

Dans la scène D-Crust, les suédois d'Uncurbed talonnent de près les... Suédois de Disfear.

 

Pendant vingt ans, Uncurbed a entretenu la flamme de la contestation et de la barbarie musicale. Le groupe (épisodiquement nommé The Uncurbed Family) a splitté officiellement en 2011 mais ces membres continuent leur labeur bruitiste dans d'autres formations : Irritation, Interment, Parasit, Utanförskapet.

 

… Keeps The Banner High commence bien sûr abruptement dans une ambiance de joyeux bordel dispensée par une rythmique D-Beat et des riffs plus crustillants que la tarte de Tata Hellbitch. Le chant double, un éraillé et un bien rauque (vous saisissez la nuance ?), participe au soulèvement populaire qui gagne ainsi votre platine et votre salon.

Une envie irrépressible de tester votre mobilier Ikea vous prend donc les glaouis. Logiquement votre table basse devrait supporter les trois premières titres car provenant à l'origine du même pays qu'Uncurbed.

 

Manque de bol, Ikea c'est de la bouse : car, non content de servir de la tarte au caca dans ses cafétérias, de fliquer ses employés et de suspendre leurs augmentations de salaire, l’enseigne arnaque aussi ses clients en ne prévoyant aucune gamme résistant aux sauts de rangeos, à pieds joints... Escrocs.

 

Rapidement un côté fun, décontracté et passablement Punk As Fuck se dégage des compos de la plaque car si elle est réellement agressive, la musique d'Uncurbed se teinte, parfois, d'un second degré difficile à décrire : cela se cache dans un break, un solo rockenwol ou une « ligne » de hurlements goguenards.

Attention, avec … Keeps The Banner High, on ne se retrouve pas au milieu de la fête à neuneu, plutôt dans une émeute entre potes pas loin de The Downhill Blues de Loudpipes. Ainsi, des méchantes décharges de chevrotine comme "Horrified Future", "Violent Criminal" ou encore "Valium Holiday" ne prêtent pas vraiment à sourire.

 

En définitif, ce Uncurbed nous invite à caillasser des golden boys avec le sourire, à brûler des banques avec allégresse et à reconstruire notre société, sur des bases plus saines, en braillant gaiement.

Il fallait ça à l'aube du second millénaire même si ça n'a servit à rien.

photo de Crom-Cruach
le 20/07/2014

1 COMMENTAIRE

SNAKE

SNAKE le 20/07/2014 à 11:29:50

Super disque!

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