Varg - Das Ende Aller Lügen

Varg - "Das Ende Aller Lügen"
chronique Varg - Das Ende Aller Lügen

Aaaach, voilà le retour de mes Germains préférés. C'est l'heure de la récré.

Complétement éloigné de la scène pagan depuis son amusant Guten Tag (2012), Varg est toujours un groupe qui me pose question sur mon intégrité musicale. J'ai que ça à foutre, oui.

En fait, je frémis à chaque nouvelle sortie du groupe depuis Bluutar (2010) : toujours une couche de plus de catchy kitch à chaque fois. Et non pas de Stacy Keach. Mike Hammer n'a rien à faire ici.

Voyons si ça fonctionne encore cette fois-ci...

 

Comme à son habitude, Varg déboule à la rhinocéros avec un titre braillard précédé d'une intro constituée d'un discours de Charlie Chaplin tiré de son chef d’œuvre de 1940. Freki, au chant, l'atout ultra agressif du combo, est toujours en forme. Le death mélo thrash des Allemands ne fait ici aucun quartier soutenu par un clip assez sanglant. La rythmique est au poil. Ça s'annonce pas mal malgré le paradoxe existant entre le propos de Chaplin et celui, radical, de ce premier titre.

Alors méfions-nous car c'est là que se niche la contradiction de Varg sur Das Ende Aller Lügen. Disons que l'expression avoir les noisettes à cheval sur l'échelle n'est pas usurpée, ici.

Si, en Cimmérie, le proverbe existe.

 

"Revolution" poursuit la lancée en mode thrash/cœur de bœuf et lead heavy. Pas besoin de pigé l'Allemand pour comprendre de quoi ça cause. "Streyfzug" pose plus de problèmes à bibi : le titre, gavant, se traîne, avec un refrain chanté peu accrocheur. Managarm en fait des caisses alors que seul Freki devrait avoir le droit de citer.

"Achtung", en mode syncopé, se fait militariste et reviens dans l'agressivité simple mais efficace. "Dunkelheit" passe bien aussi avec ses riffs pesants et son accélération de thrashou qui claque le beignet.

Et hop escalope, "Totentanz" replonge dans la médiocrité. A cause encore une fois de sa lenteur et surtout d'un chant féminin en mode « chuis trop malheureuse » d'Anna Murphy (Eluveitie), conjugué à des leads affectés. Malgré son thème renvoyant de façon cynique à l'universalité de la mort, le titre de fonctionne pas.

"Einjerher" et "Winterstrum" symbolisent à eux-seul la dichotomie de la plaque : mièvrerie et bourrinage accrocheur mêlés avec plus ou moins de bonheur. La ballade finale touche le fond du gouffre... mais beurk quoi !!!

 

Das Ende Aller Lügen (la fin de tous les mensonges) se balance donc entre titres réellement attachants et balourdises pour faire secouer, mollement, la perruque du jeune Métalleux.

Gavant ou galvanisant, vous vous ferez votre propre avis tranché sur l'album.

 

Ps : la plaque existe aussi en version anglaise sur le double CD.

photo de Crom-Cruach
le 02/02/2016

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