Weeping Birth - Anosognosic Industry of the I

Chronique CD album (01:13:29)

chronique Weeping Birth - Anosognosic Industry of the I
Cela fait 10 ans maintenant que Weeping Birth existe, et durant tout ce temps le groupe suisse n’a sorti que deux albums et deux démos. Le terme ‘’groupe’’ n’est sûrement pas celui qui convient, car en réalité le line-up n’est composé que d’un membre en la personne de Vladimir Cochet, qui s’occupe de tous les instruments. Tous les morceaux qui composent cet album ont été écrits entre 2001 et 2004 ; or entre temps Weeping Birth a sorti une démo et un album. «Anosognosic Industry of the I » regroupe donc tous les titres n’apparaissant sur aucune des deux productions, et après 5 ans de travail ont peut s’attendre à des morceaux mûrement réfléchis…

Enfin bref, passons sur l’historique du groupe et parlons musique. Autant le dire tout de suite, amis de la subtilité et de l’exotisme, passez votre chemin ! Car «Anosognosic Industry of the I» est un concentré de brutalité opprimante et d’une densité rare. Sachant que le plus court morceau fait 3 minutes, et que l’on tourne en moyenne autour des 5' pour le reste des titres ; je peux vous assurer qu’il faut avoir le slip bien accroché pour arriver au terme des 73 minutes de cet opus !

Vous vous doutez bien qu’avec un seul homme à la base de ce projet, à moins d’être un vrai virtuose, il y a bien un moment où il faut faire appel à l’informatique… En effet, la batterie est programmée : on ne l’entend pas vraiment au son mais plutôt à la rapidité du jeu. Si c’était un vrai mec derrière les fûts, Tony Laureano (Nile, Angelcorpse…) et Tim Yeung (Divine Heresy, Hate Eternal, Vital Remains…) seraient ridiculisés depuis longtemps. Après, chacun est libre de juger s’il y a un réel intérêt d’offrir de la brutalité gratuite dont le seul virtuose est le logiciel utilisé…
Cependant, les gratteux y trouveront peut-être d’avantage leur compte, car les lignes de guitares, elles, ne sont pas artificielles (faut bien qu’il sache jouer de la musique quelque part ce garçon !). On a donc à ce niveau un jeu dans la même veine que celui de la batterie, c'est-à-dire dans la digne lignée du brutal death technique à la Origin, Hate Eternal et toute la bande. Nous avons quant même le droit à de petites mélodies parsemées dans les méandres de la brutalité. C'est donc plus à ce stade que la musique de Weeping Birth trouverait son intérêt.
En ce qui concerne les vocaux, on est très proche du Black/Death metal d’Europe de l’Est à la Belphegor par exemple. Un point noir cependant : les textes en français. C’est personnel, mais je trouve que cela décrédibilise la musique d’un groupe, surtout quand on fait du Brutal Black/Death. Seul le titre « Shadowless » peut se vanter de sortir du lot, avec un chant aux allures religieuses et aux ambiances inquiétantes. C’est également l’un des morceaux les plus lents de cet opus, dont le clavier est l'élément principal.

Du côté de la prod’, je dirais que le son est assez étouffé, ce qui rend le tout très compact et sans relief. C’est dommage parce que dans ce style il vaut mieux avoir un son qui fasse respirer l’auditeur, car ce n’est pas la musique en elle-même qui le fera !

Pour conclure je pense que «Anosognosic Industry of the I» conviendra aux plus brutaux d’entre vous. Toutefois, je trouve cet opus d’une brutalité assez facile et gratuite, même si quelques nappes de clavier et autres ralentissements viennent aérer le tout. On va dire que la guitare sauve la mise… A vous de juger !
photo de Domain-of-death
le 15/05/2009

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