Winterfylleth - The Reckoning Dawn

Chronique CD album

chronique Winterfylleth - The Reckoning Dawn

Pour moi, le Black Metal de Winterfylleth est fait de haut et de bas depuis leur excellent The Mercian Sphere sorti en 2010.

The Threnody Of Triumph était ainsi une redite assez lénifiante et Divination Antiquity relevait à peine la barre de la routine qui s’installait chez les Rosbifs. En 2016, The Dark Herafeter revenait heureusement à une formule plus efficace mais sans se fouler trop niveau compos. Et que dire du mièvre et acoustique The Hallowing Of Heirdom qui a suivi? L’exercice était complètement foiré.

Alors j’attendais un sérieux comeback de cet incontournable de la scène anglaise.

 

"Misdeeds Of Faith" m’a alors enchanté par son attaque black féroce et passionnée. Lyrique, épique, tragique, etc... on pourrait ajouter plein d’autres adjectifs en -ique sur ce premier morceau. D’entrée The Reckoning Dawn place donc la barre très haute dans la scène.

Bye bye les suiveurs, je vous le dis, car le puissant second titre leur fera aussi mangé les pissenlits par la racine en les fessant avec des orties.

La recette champêtre a déjà été généreusement répandue sur d’autres plats mais le morceau se fait à la fois ténébreux et fiévreux imposant son ambiance intimidante comme un grand fauve toisant les charognards lui tournant autour depuis longtemps déjà.

Winterfylleth serait-il redevenu un loup parmi les chiens ?

 

Le folk n'est pas oublié sur l’intro du long "Absolved In Fire" avec un retour du violon, mélancolique (encore un mot en -ique) comme il se doit.

Et on se dit qu’avec une telle prod et cette intensité permanente. On tient là peut-être l’alpha et l’oméga d’un style tout entier. Ecoutez le titre éponyme, aussi prenant qu'un des meilleurs morceaux de Primordial et vous ne ferez plus cette moue dubitative.

 

Plus on s’enfonce dans l’album et plus on est captivé par son ambiance et son accessibilité malgré la longueur des morceaux qui pourrait rendre l’exercice indigeste. Avec "A Greatness Undone", on aperçoit alors le fantôme de Quorton levant sa corne depuis la Valhöll à la santé des Anglais.

Car The Reckoning Dawn dégage une classe naturelle que peu de zicos peuvent se targuer d’avoir.

Après l’intermède accoustique oblige, "Yielding The March Law" débute, en montrant les dents avec l’une des mélodies les plus faciles de l’album. Mais si on considère la force du bouzin, on se coltine le titre plus inquiétant et finalement le plus Black du skeud.

"In Darkness Begotten" nous porte alors le coup de grâce. Après cinquante minutes de passion, de sueur et de sang, cette plage de neuf minutes synthétise toutes les émotions des sept précédentes.

Et si vous vous procurez la version digipack, vous serez définitivement mis six pieds sous terre par ce "Upon Gallows Frail" d’une sauvagerie BM absolue. 

 

Avec cet album, Winterfylleth s’assoit sur le trône du genre en faisant oublier les autres prétendants.

Ces derniers pendent désormais tous à un arbre, étranglés par la corde de la honte, battus par le vent de l'humiliation, conchiant leurs liquettes.

photo de Crom-Cruach
le 05/10/2020

1 COMMENTAIRE

Seisachtheion

Seisachtheion le 05/10/2020 à 11:08:12

C'est clair ! La concurrence prend une belle branlée avec cet album, tout proche de mon Top Ten of The Year! 

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