Hellfest 2009 - Report vendredi 19 juin

Hellfest 2009 Report vendredi 19 juin (dossier)
 

 

Légende :

 
Mat(taw)
 
Pidji
 
(((Viking jazz)))
 
Swarm

INTRO

La dernière fois que je suis venu au "festival de l'enfer" c'était en 2007 et c'était VRAIMENT l'enfer: pluie, boue, orga à la ramasse, odeur de fumier, pas de chiottes, camping payant puis gratuit, 2h d'attente pour accéder au fest le 1er jour etc...bref un chaos total dans lequel on avançait de scène en scène bon an mal an, en botte ou en rampant...
Donc cette année j'espèrais vraiment autre chose et déjà du beau temps pour commencer, ce fût chose faite. Voyage aller nickel, arrivée sur site nickel et 5 mins pour avoir son pass press, ça commençait plutôt bien.
Reste maintenant à voir ce que la prog a à nous offrir...

J’arrive vers 10 heures à Clisson, histoire de ne rien manquer du festival, et de retrouver les collègues sur place, notamment (((Viking jazz))) qui a planté la tente la veille. Petit déj’ rapide, un bref coup d’œil au début de programmation, et on entre tous guillerets dans l’enceinte du HELLFEST, malgré la grosse averse de flotte entre 8 et 9 heures qui fait remonter les affreux souvenirs de 2007. Mais non, cette année, il fera beau !
En entrant dans le fest, on aperçoit immédiatement l’écran géant placé entre les 2 scènes principales : très bonne idée !

Absent de ce type d’événement depuis 2005, il me tardait de voir si j’avais eu raison de bouder les gros fest pendant trois ans… Un début de réponse ici !


WATERTANK (11h35)

Je débarque pour les 2 dernières chansons du groupe. Je voulais les voir car les vieux souvenirs de leur premier EP étaient plutôt bons. Et l’avis restera positif : un bon son, une bonne envie de jouer malgré l’heure, j’attends désormais d’entendre leur prochaine sortie CD pour vraiment me faire une idée sur le groupe.

Pour commencer la journée, une fin de set des nantais que j’ai vu maintes fois qui sera plus convaincante que leurs précédentes prestations, plus en place que par le passé le groupe a su faire son show sans broncher malgré l’assistance peu bondée.


KARMA TO BURN (12h10)

Et hop ! Première deception du festival. Le son de Karma to burn est tout simplement mauvais, et quand on joue un rock/metal instrumental, ça fait mal. Le trio ne communique pas (malgré un micro pour le gratteux… Quel intérêt ?), fait son truc, et le tout devient très répétitif. Je suis quand même resté jusqu’à la fin, mais ce fût laborieux.

Première déception de la journée, servis par un tout petit son et brouillon, les ricains ne m’ont pas ébloui mais on tout de même ravit leurs fans, il faut avouer que ce n’était pas dégeu pour autant.

 

AUGUST BURNS RED (12h55)

Des jeunots a mèches made in US comme on en voit peu par chez nous, mais du metalcore classique comme on entend trop souvent. Convenu mais pas désagréable.

 

TAAKE (13h40)

Après avoir fait un petit tour de l’enceinte du festival, je me pose au fond de la ROCK HARD Tent pour écouter Taake, et manger un sandwich bien mérité. Le black n’étant pas ma tasse de thé, je n’aurais pas grand-chose à dire, si ce n’est que le son entendu dans ce chapiteau n’augure rien de bon pour la suite du festival.

 

BLOCKHEADS (14h25)

1er concert du fest pour moi, et ce sera sous la Terrorizer. Je savais à quoi m'attendre, les ayant déjà vu une paire de fois maintenant et ce fût bien ce à quoi je m'attendais, à savoir la guerre. Ca blaste à 2000 à l'heure (en chantant en même temps!!), ça balance du riff toujours plus ravageur et ça braille à s'en brûler le larynx. Bref, c'est cool mais le son est beaucoup trop brouillon - bon, OK c'est Blockheads ça grind sévère donc ça n'a pas une grosse importance que tout soit soigné, mais bon il n'en demeure pas moins que je tique un peu au bout d'un moment. Et ce ne sera qu'un avant-goût des problèmes de réglages de sons approximatifs auxquels nous auront affaire pendant le w-e.

Aïe mes Oreilles ! Les Blockheads ont tout démonté dans la TERRORIZER Tent, leur grind a excité le public très nombreux et mis à part un son de grosse caisse un peu trop present, le son global était vraiment bon.

Ahhhh Blockheads, n’étant pas puceau de leur prestations scéniques, je sais que les Nancéens foutent un sacré bordel. Et cette fois ci quel bordel ! Un concert supra dynamique avec un bon esprit grindos comme il faut (un bon son en plus)et des lights épileptiques. C’est dans un pit déchainé que j’apprécie ce concert, tout comme le groupe ayant toujours autant la banane lors de ses shows. Une petite reprise de Repulsion pour la route et ce set court mais intense restera un des meilleur du week end.

 

EYEHATEGOD (15h10)

Des problèmes de son, sur la mainstage, il n'y en aura jamais par contre. Le groupe mythique de la bande des arrachés de NOLA délivrera un des meilleurs sets de ce w-e en ce qui me concerne: du lourd, du très très lourd niveau son, ça dégouline bien ça tape fort et ça sent la défonce à pleine esgourde. Le chanteur est sacrément défait mais assure complètement son rôle en pérorant à chaque fois entre les morceaux, ce qui lui vaudra d'ailleurs un "tout le monde s'en fout" du batteur avant de commencer un morceau. Le chanteur qui, d'ailleurs, arpentera le fest pendant deux jours avec une bouteille de vin blanc greffée sur la main.
En tout cas ce groupe mérite son statut de mythe du genre, quasiment tout le monde en est ressorti convaincu, on veut bien haïr Dieu encore longtemps comme ça....

Je n’arrive qu’à la moitié du set de Eyehategod, suite à l’interview des Pig Destroyer faite avec Mat(taw). Et quel dommage ! Le son (Orange rules !) est somptueux, rarement entendu une disto de guitare aussi énorme en festival, et sur une grande scène. Le chanteur est bien décalqué, mais ça, on s’en doutait. Cela n’empêchera pas le groupe de faire une prestation très impressionnante, à mille lieux du sludge/doom chiant que j’attendais.

Aujourd’hui la grande messe du Sludge a été dite par les junkies d’Eyehategod. Gros son, bonne ambiance, avec en prime un Phil Anselmo en guest a la guitare le temps d’un ou deux riffs. Très bon concert, poisseux et gras comme il le fallait. On en redemande !

 

SOILENT GREEN (15h55)

Enchaînement direct après EYEHATEGOD pour nous, mais aussi pour le gratteux qui n'est autre que celui du groupe susnommé et qui mettra donc 5 minutes a traverser le site pour se retrouver sur la Terrorizer. Là, un meilleur son que pour Blockheads, on a beacoup moins de mal à tout discerner (bon le style en lui-même est AUSSi un peu moins cracra) et ça passe bien.
En revanche, et là ce ne regarde que moi, comme sur CD je commence à me lasser au bout de 6/7 titres, l'impression d'une redite continuelle des mêmes schémas de morceaux ou de la manière de chanter ou je ne sais pas... En tout cas, ça tombe bien, MISERY INDEX commence dans 15 mins donc c'est le moment de faire connaissance avec la Hard Rock Tent.

La NOLA était grandement représentée ce week-end, et après Eyehategod on passe à Soilent Green. Juste le temps pour le gratteux d’Eyehategod de changer de scène, et le revoilà frais comme un gardon pour accélérer le rythme ! Très bon set également pour Soilent Green, même si on décroche sur la fin, à cause de certains titres metal/grind trop répétitifs.

La surprise de ce concert outre son efficacité fut de voir que le gratteux de Soilent Green n’était autre que le même qu’Eyehategod. Hormis cela, grosse déflagration avec un bon mélange de toute leur discographie, une super attitude, un bon son et une recette qui fonctionne mieux sur les planches que sur cd (en tout cas j’ai plus accroché) !

 

MISERY INDEX (16h40)

Un des groupes dont j'attends la prestation avec le plus d'impatience, j'ai hâte de voir ce que les titres issus de leur dernière tuerie "Traitors" vont donner. Mon excitation sera malheureusement de courte durée puisque le temps de 3/4 titres, de me placer à plusieurs angles différents de la scène pour me rendre à l'évidence: le son est AFFREUX. On n'entend absolument pas les grattes (même quand elles sont censées faire péter du solo ou ouvrir un riff), un vrai putain de scandale. Mais l'ingé son il dort ou quoi? Incompréhensible de laisser un si mauvais rendu en façade, on n'entend quasiment que la batterie et la basse, le reste est noyé... J'entonnerai tout de même quelques hymnes issus de "Discordia" ou de "Traitors" mais vraiment sans conviction sur la fin, je me vois donc dans l'obligation de fuir la larme à l'oeil pour oublier le carnage.

Un des groupes que j’attendais de pied ferme. Et quelle ne fût pas ma déception ! Attention, je n’ai rien contre le groupe en lui-même. Mais ce son ! Affreux ! On n’entend absolument que la batterie et la basse, aucune gratte à l’horizon. Et sur des morceaux comme « partisans of grief », ça ne pardonne pas. Résultat : aucun intérêt et je me casse dès la moitié du set, dépité.

Misery Index a joué c’est vrai ? Parce que d’où j’étais je n’ai entendu que du chant et de la double grosse caisse… un peu comme tous les concerts sous la Rock Hard Tente vous me direz…

 

TORCHE (17h25)

Je n'avais vu le groupe qu'une seule fois au batofar et le souvenir que j'en gardais était plutôt mitigé je n'en attendais donc pas grand chose aujourd'hui. Et bien il ne faut jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau... Parce qu'ils m'ont bien fait retourné ma veste les vilains. Un des meilleurs sons de la Terrorizer, massif, ultra massif, un mur dans la tronche. Et peu de chant sur les titres joués (qui est LA chose qui me rebute chez TORCHE, c'est bête, je sais) donc rien ne vient gâcher mon plaisir et je peux m'en prendre plein la tête en toute tranquilité. Du gros travail de son en tout cas.

Torrrrrrrche ! Voilà le groupe qui m’aura refoutu la patate après l’expérience Misery Index. Ils ne sont plus que 3, mais c’est pas grâve ! Leur énergie réussira à elle seule à convaincre le nombreux public qui a répondu présent. Un pur son, et un chant plus en retrait qu’à l’accoutumée (adaptation pour le Hellfest ?). Pas mal de titres de « Meandertal » sont joués, comme l’énorme « Across the Shields » dont je ne me lasse pas. Un régal !

J’arrive tout juste sur le site pour Torche, même pas le temps de m’envoyer une roteuse. Première petite déception, j’avais complètement oublié que Juan Montoya ne faisait plus partie de l’aventure et que, du coup, le quatuor était devenu un trio… Dommage pour la seconde gratte sur certains morceaux. Fin des points négatifs, passons aux points positifs : Son monstrueusement énorme, grosse grosse banane (comme d’hab’), setlist aux oignons (difficile de faire pire quand il n’y a rien à jeter sur la discographie) et super accueil du public, ce qui ne sera malheureusement pas toujours le cas pour les groupes un peu en marge de la scène métôôôl sur le fest. Les trois Torche envoient un bon best of de leur dernier album ainsi que quelques extraits d’In return (le premier album est malheureusement boudé). On aura même droit à quelques réinterpréations et à un titre inédit (si je ne m’abuse) tout en lourdeur, en infrabasses et en hurlements… J’ai même cru que c’était une chanson de Floor au début, c’est dire. Pour ma part, la meilleure introduction possible au festival ; une prestation qui me consolerait presque d’avoir bêtement manqué EyeHateGod. Vivement que je les revoie en tête d’affiche ces garnements !

Moustache et gros son, voila qui qualifie la prestation de Torche ce vendredi. Un début de set axé sur Meanderthal le dernier album du groupe et le reste des deux premiers albums, un set puissant efficace, pop (pas assez de chant pourtant dommage) avec le sourire en prime.

 

VOIVOD (18h15)

Énorme déception! Je suis assez fan de Phobos et de Nothingface (surtout), et en trois titres, dont l’excellent The Unknown Knows (première piste du susdit Nothingface), les québécois ont réussi à me dégouter de leur musique cosmique avec un son pourri, un chant à la ramasse (pourtant tenu par Snake, chanteur originel du combo), et une prestation à la limite du ridicule. Je les avais vus en 99 avec Eric Forest et Piggy (RIP) et ça avait 40 fois plus de gueule. Après je ne suis globalement pas très objectif, je m’en suis allé très vite.

 

KYLESA (19h05)

De retour dans la Terrorizer on remarque que les têtes Orange et ampeg n'ont pas bougé: cool, on garde le même matos que TORCHE. Normal, en même temps les deux groupes ont l'habitude de tourner ensemble, mais bon au moins on sait qu'on aura du gras. En revanche, surprise niveau line-up: il manque un gratteux/chanteur; fâcheux. Vu que je ne connais pas très bien les titres de KYLESA je me dis que bon, tant pis, je m'en contenterais. Mais il faut se rendre à l'évidence, ça manque d'impact tout de même et le jeu à deux batteries ne ressort pas autant que ça, dommage également. Mais bon, je ne commettrai pas l'erreur de juger le groupe sur ce show, sachant qu'ils sont capables de 100 fois mieux, juste le destin n'est pas avec eux cette fois-ci.

Quoi ? Il manque un guitariste ? Merde. Il semblerait qu’il soit bloqué à la frontière, histoire de papiers, tout ça. Résultat, une seule guitare ce soir pour Kylesa, avec la belle Laura Pleasants. Evidemment, cette absence se ressentira durant toute la durée du set, mais la puissance dégagée par le groupe réussira à donner un résultat positif. Et les 2 batteurs jouant ensemble au millième de seconde près, ça a quand même de la gueule !

Deuxième grosse attente de la journée pour ma part , le quintet… Non le quatuor de Savannah investi la scène de la Terrorizer tent, amputée de Phil Cope (retenu à la frontière visiblement) et, avec lui ,de la seconde guitare et du troisième chant. J’aurais limite préféré que ce soit un des deux batteurs qui manquasse à l’appel même s’il me tardait de voir ce que deux batteries pouvaient rendre live. Parlons en donc de ces deux batteries, puisque, ayant déjà vu Kylesa auparavant et étant un gros fan du groupe, j’étais vraiment très impatient de voir le résultat sur scène de l’ajout d’une deuxième paire de baguettes. Et bien les enfants, ça poutre ! les grosses rythmiques tribales vous scotchent et la confrontation de rythmes martiaux avec des trucs plus groovy fait toujours mouche. Cependant, le défaut d’une telle configuration est avant tout visuel : vaut mieux voir un batteur acharné et rock n’roll jusqu’au bout des futs que deux batteurs ultra concentrés à jouer ensemble… En clair, c’est bien moins impressionnant à voir qu’à entendre. De plus, l’apport de deux batteries n’est pas toujours justifié et certaines chansons pourraient très bien fonctionner sans… reste que ça permet d’avoir une énorme puissance rythmique tout de même. Autre petit bémol déjà abordé, l’absence de Cope se fait vraiment sentir, surtout dans le chant. Certes Laura Pleasant et Corey Bahrorst se sont partagé les plans vocaux vacants mais force est de reconnaître que la voix et les phrasés de Phil Cope manquent cruellement. Cela dit, le set était tout de même énorme et faisait bien entendu la part belle au dernier album du groupe. Mais on aura tout de même droit à quelques petites pépites comme l’énormissime Crashing Slow, ultime tuerie de leur second album (et ce n’est qu’un exemple). Excellent accueil encore pour un groupe qui détone dans la prog’… ça laisse à penser que beaucoup de coreux s’étaient déplacé ce vendredi, et certainement pas pour le Cüe Fest, héhé !

Un guitariste en moins pour le groupe a la mode, mais desservis par un son approximatif rédhibitoire pour mes oreilles je passerai a autre chose rapidement. En plus, les deux batterie n’apporte pas grand-chose musicalement parlant a leur musique… bref deuxième déception de la journée.

 

ENTOMBED (20h00)

Je passerai rapidement sour la rock hard, poussé par le statut mythique du groupe suédois. Le son est bien moins mauvais que pour les précédents groupes mais j'ai du mal à rentrer dedans, je m'économise un peu pour Pig Destroyer aussi, donc je passe mon chemin histoire d'aller glaner la 1000e mousse de la journée.

Troisième déception… un son horrible comme pour quasiment tous les groupes de death qui joueront sous cette tente ce week end. ‘Hails Of Satan’ toujours aussi cool a regarder ce LG Petrov en revanche, la patate le sourire communicatif. Moins bien qu’en 2006 a mon grand regret car j’en attendais beaucoup.

 

DOWN (20h50)

Je passerai devant la Mainstage après m'être fait ravagé par le cochon destructeur, le temps d'entendre un bon vieux "Stone the Crow" et un Phil Anselmo bien bourré. Guère original quoi. DOWN c'est comme la kermesse: t'y as le droit tous les ans, tu sais qui y sera, à quoi tu vas assister, que ce sera bien, mais voilà quoi...

Qu’est ce que c’est que ce son de merde ?! A quoi ca sert d’aligner 4 stack d’Orange si c’est pour avoir un son qui crache… rédhibitoire une fois de plus, on m’avait dit tout le bien de Down sur scène mais là j’avoue avoir plus regardé ma montre que prit mon pied en bougeant la tête sur les riffs du all star band.

 

PIG DESTROYER (20h50)

LE groupe que j'attendais le plus. Après une interview fort intéressante avec le groupe entier, j'étais d'autant plus pressé de les voir ce soir. Il faut dire qu'ils se font très rares en tournée donc, contrairement à tous ceux qui prendront leur dose annuelle de DOWN moi je préfèrerai me faire retourner le crâne par ces 4 fous furieux.
Le son est, encore une fois, pas facile à appréhender, mais l'absence de basse (chose normale chez PIG) rendra le tout plus audible que les autres groupes. C'est un déferlement de haine pure et simple, pas le show le plus spectaculaire du festival mais intensément agressif. L'apport d'un mec préposé aux samples donne le même rendu malsain que sur album; ça joue forcément un peu. Ca fait mal et ça fait un putain de bien fou, du Phantom Limb (ce "Machette Twins"...) et Terrifyer en début de set et beaucoup plus de Prowler in the Yard pour finir. Bref, c'est technique, propre (Scott Hull bouge peu mais est d'une justesse...l'habitude de jouer a 2000 à l'heure avec Agoraphobic Nosebleed peut-être) et c'est le chanteur qui attire notre attention, habité et hargneux. Le Kiff. Un des meilleurs shows du w-e, cauchemardesque.

Bon, là je sacrifie Down que je n’ai jamais vu (mais qui passent souvent à paris) pour voir Pig Destroyer (que je n’ai jamais vu non plus mais qui ne passent vraiment pas souvent par contre). étant un peu sec sur la discographie du groupe, c’est pas moi qui vais pondre un report ultra détaillé pour les hardcore fans ; et même s’il y en a eu, j’aurais été bien incapable de reconnaître des titres de Terrifyier ou de Painter of dead bodies, les euls galettes du groupe que je connais. De plus, le concert commence avec un trig de grosse caisse et un chant bien trop en avant, du coup, impossible d’entendre les riffs, d’autant plus qu’il n’y a qu’un seul gratteu pour les défendre (Pig Destroyer ou « à quoi elle sert la basse ?!? »). Le son s’améliorera cependant pendant le set pour devenir monstrueux à la fin. Niveau artistique (hum !), inutile de vous dire que ça fait très mal : gros blasts, riff épileptiques, gros passages noise, hurlements écorchés ultra puissant et grosse présence scénique. Cerise sur ce gros gâteau : on se rend compte que Pig Destroyer sur scène, ce n’est pas que du blast à tout va (tendance renforcée sur le dernier disque paraît-il) et que ça lorgne quand même beaucoup vers le punk, le Dbeat et le sludge… Bourratif mais pas indigeste !

 

ANTHRAX (21h55)

Je montais la tente avec Pidji quand j’ai entendu retentir New Noise de Refused, à priori très bien exécutée même de si loin… Dommage, j’aurais adoré danser un peu là dessus.

 

REPULSION (21h55)

Quatrième déception, vous demandez pas pourquoi ? Pas besoin … le son. Deux chansons inaudibles m’ont achevé, m’enlevant l’envie de revoir des concerts ce vendredi, c’est pour dire….

 

HEAVEN AND HELL (22h50)

Ereinté par cette première journée, c’est complètement crevé que je regarde ce set de Heaven and hell, qui ne m’aura pas plus inspiré que ça. D’ailleurs, le concert des ex-Black Sabbath m’achève, et me pousse littéralement vers le camping ; et quand je sais ce que j’ai raté à cause de ça (Jarboe et God Seed), je suis dégouté !

Mou et décevant, trois chansons et puis s’en va.

 

SAINT VITUS (23h55)

Vierge de toute écoute de ce groupe, je me pointe dare dare devant la mainstage 02 parceque, quand même, y paraît que c’est une grosse page de l’histoire du doom qui va nous être lue ici, ce soir. Une fois de plus, ne comptez pas sur moi pour la tracklist donc. Par contre, pour le reste, je suis votre homme ! St Vitus, donc, m’aura fait très forte impression ce soir, tant par la prestance, par des compos toujours bandantes, des bonnes blagues d’ex drogués alcooliques et surtout par la prestation de Wino, légende vivante des musiques lentes et monstre de scène. L’ami Wino, donc, ne bouge quasiment pas, ne perd pas son temps à faire des signes ostensibles avec ses mains ou ses bras, ne s’égare pas en délire de pseudo rock star. Par contre Wino est perpétuellement habité : croiser son regard (même à travers l’écran géant de la mainstage) nous fait nous sentir tout petit avec notre t shirt Kylesa, notre bière à 2€ et notre équipement de jeune festivalier. Et Wino chante aussi, et vachement bien ! Autour de lui le groupe distille un bon vieux doom originel bien captivant et même si les trop longs solos sont tous les mêmes, même si les vidéo projections fleurent un peu les early 80’s un peu moisies, on a la banane. A mon avis, le groupe le plus méritant de toute cette édition.

 

MOTLEY CRUE (01h00)

Difficile de passer à côté, un des groupes glam mythiques des années 80 donc on se range loin sur le côté de la Mainstage. Bon, ne connaissant strictement rien du groupe et n'étant pas du tout ma tasse de thé, je me contente de scotcher devant la grosse caisse (??) monumentale qui cache presque Tommy Lee et les nanas qui dansent sur scène. Pour le reste, ça m'ennuie et levé a 4h le matin même donc: camping.

Très bon son (quoi que beaucoup de samples et de chœurs pré enregistrés je pense). Après, je trouve ça très nul musicalement mais, ça serait mentir que de dire que ça ne sonne pas. Solo de batterie fantôme très drôle au passage : visiblement Tommy Lee préfèrera raconter des conneries pendant 10 minutes plutôt que de marteler ses fûts, et à mon humble avis, c’est pas forcément plus mal et en tout cas, bien plus drôle !

 
le 30/11/-0001

1 COMMENTAIRE

boka

boka le 29/11/2009 à 04:08:19

Putain vraiment un sale tocard ce Vkng Jz.

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