As They Burn - Interview du 10/03/2010

As They Burn (interview)
 
La petite question traditionnelle pour éclaircir un peu le sujet dès le début : peux-tu nous présenter As They Burn ?
As They Burn s’est formé aux alentours de l’année 2007 qui marque le line up final. Le groupe est composé de Kévin au chant, Ronald à la basse, Fabio et Hoby aux guitares et Milton à la batterie.

On peut avoir l’impression que vous avez fait les choses à l’envers en ce début de carrière, car vous avez beaucoup tourné en région parisienne et avez commencé à vous faire un nom, avant même d’avoir sorti le moindre cd !
Disons qu’on a longtemps pris les choses comme elles se présentaient à nous. On n’a pas tout de suite eu les moyens nécessaire pour pondre un CD, on avait d’abord besoin de se découvrir musicalement parlant et d’être certain de la direction musicale que cela prenait. Aujourd’hui, on est sûr que l’on n’aurait pas pu mieux faire que ce « A New Area For Our Plagues » pour représenter l’esprit ATB !

D’ailleurs que pensez-vous de cette nouvelle scène parisienne en pleine expension ?
Beaucoup de bien, elle regorge de talents et de gens motivés et capable de faire bouger les choses. On s’y sent nous même très bien et ce aux côtés de nos potes de The Bridal Procession, Darkness Dynamite, The Prestige, Checkmate, Betraying The Martyrs, Black Curtains et de nombreux autres.

Parlons de votre actualité, « A New Area For Our Plagues » est sorti il y a quelque mois maintenant. Quel regards portez-vous sur cette première prod’ ? Et surtout quels retours en avez-vous eu ?
Comme dit précédemment, cet EP est pour nous le meilleur moyen de vous envelopper dans l’univers du groupe, et de vous préparer à la sortie du premier album cette année ! Les retours sont globalement très bons, on en est d’ailleurs ravis, mais ce sera être mauvaise langue que de prétendre que tout le monde nous adore. On a d’ailleurs un goût prononcé pour les mauvaises critiques qui nous permettent de nous mettre dans la peau, et les oreilles, des auditeurs pour qui il manque quelque(s) chose(s).

Comme je le disais juste avant, cet EP est votre première expérience studio. Comment ça s’est passé ?
Merveilleusement bien, avec notre cher Andrew Guillotin qui nous a permit de nous découvrir encore un peu plus. C’est un plaisir de bosser avec lui, il est aussi appliqué et d’un autre côté aussi dérangé que nous ! (rires)

Vous faites régner une atmosphère très "post-apocalyptique" sur « A New Area... » Est-ce que vous pouvez nous parler un peu de son contenu ? (Textes, composition des morceaux...)
Le sujet des textes reste assez vaste, le but étant de donner a chacun l’opportunité d'interpréter à sa manière les lignes de chacun des textes, ou même de faire se rapprochement avec les valeurs et l’idéologie du célèbre auteur & poète occultiste Aleister Crowley. On parle ici de l'amour et du chaos générés par l'ambition et l'ego humain et ce, dans toutes ses formes, ainsi que de la volonté profonde de chacun. Cela continuera de caractériser l’esprit d’As They Burn.

La fin du monde pour Decembre 2012 est un sujet qui vous inspire juste dans la forme ou y croyez-vous vraiment ?
La fin du monde n’est pas un sujet qui nous inspire à la base, on préfère ici parler d’un monde qui est déjà mis à mal, à vif. La fin du monde en 2012 est pour nous quelque chose à prendre avec des pincettes, ça nous amuse plus qu’autre chose. On se retrouve tous à ce moment là pour une belle soirée !

Vous bénéficiez d’une prod’ béton sur cet EP ! Pensez-vous qu’il est facile aujourd’hui pour un jeune groupe d’avoir un son très pro dès le début ?
Facile ou évident, non. Il faut savoir bien s’entourer, ne pas faire confiance à n’importe qui et avant tout maitriser son sujet. Ne pas se précipiter et également se donner les moyens de faire sonner une prod correct ce qui inclut de bien travailler ses compositions afin de les mettre au service de la production.

Ça commence à bien décoller pour le groupe, vous avez une tournée avec Despised Icon de prévue dans une bonne partie de la France, en Espagne et au Portugal ! Comment est-ce que vous apréhendez ça ?
C’est une immense joie de pouvoir partager autant de dates avec eux. C’est un groupe que l’on suit depuis plusieurs années maintenant et on travaille dur pour être à la hauteur chaque soir !

Avec l’expension continue de cette nouvelle scène metalcore, n’avez-vous pas l’impression que le marketing prend le pas sur la musique ?
C’est un sujet épineux. L’un ne va pas sans l’autre, c’est une certitude. C’est désolant de voir certains groupes devenir de véritable « pop stars » ou « boys bands » alors que musicalement parlant la qualité n’est pas forcément là, mais la passion n’est pas la motivation de tous. C’est tout de même important de voir ce marketing s’installer autour du métal années après années. Le marketing évolue, comme le Metal le fait, et c’est la principale chose à accepter.

Est-ce que la litterature est une source d’inspiration dans l’écriture de vos textes ?
Elle peut l’être part le biais des écrits d’Aleister Crowley et de tout ce qui se rapporte à la mythologie de Thelema, mais est ce que l’on peut dire que c’est de la littérature ? Beaucoup d’éléments, d’inspirations variées et de sentiments entrent en jeu pour dire que c’est un facteur important dans l’écriture des texte.

On vous laisse le dernier mot pour les lecteurs de Coreandco !
Continuez de supporter votre scène, serrons nous tous les coudes pour offrir un bel avenir au métal français ! Et on vous invite à venir nous voir en concert prêt de chez vous, toutes les dates sont annoncées sur notre page !
photo de Domain-of-death
le 10/03/2010

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