Agnostic Front le 16/10/2011, Les foufounes électriques, Montreal

Agnostic Front (report)
Enfin le retour d’une légende du NYHC a Montréal… Niveau metal/HC il y a ce qu’il faut en général, plusieurs fois par mois même. En ce qui concerne le hardcore pur jus, c’est plus rare et la venue d’Agnostic front est donc l’évènement à ne pas manquer ce dimanche 16 octobre.
Ça sera mon premier concert aux foufounes électriques, antre des soirées rock/metal de Montréal, légende des musiques extrêmes, haut-lieu de soirées de débauche et aussi salle de concert à l’occasion.

Lors de mon interview avec les new-yorkais (bientôt en ligne), j’apprends que les Mongoloïds ne pourront pas jouer ce soir à cause d’un souci de sante pour l’un des membres.
Ce seront donc uniquement des groupes locaux qui ouvriront le bal et je n’assisterai qu’au set des T.N.S.. Groupe montréalais donc, à deux chanteurs, qui officie dans un metal/hardcore se rapprochant de Arkangel, voire de Hatebreed par moments. Quelques riffs sympas et des rythmiques bien groovy pour des musiciens un peu statiques et des voix que j’aurais un peu de mal à supporter. Quelques morceaux sympa donc mais sans plus, surtout entaché par un batteur « playmobil » et des frontmen qui gagneraient à plus se lâcher (show hardcore oblige). Mise en bouche plutôt sympa tout de même.

Environ 20 minutes plus tard (bravo l’orga), les NYHC legends débarquent sur scène avec leurs sourires et leur bonne humeur communicatifs. Je ne peux pas m’empêcher de sourire jusqu’aux oreilles quand le père Miret lève son poing et que le petit Vinny soulève sa guitare. Le public les accueille chaudement et la fête peut commencer. Nous voilà parti pour une bonne heure de hardcore, quelques moshs, beaucoup de pill-on et de sing-along et surtout un esprit plus que positif. Esprit qui sera entaché par quelques recadrages musclés (mérités ?) par la sécu (ah la sécu des foufs..Toute une histoire)…
Place à la musique et comme à leur habitude, les papys (leur moyenne d’âge tourne largement au-dessus des 50 ans) du hardcore parviennent à jouer une bonne vingtaine de morceaux retraçant 30 ans d’histoire en un laps de temps record. Du hardcore et rien d’autre les amis. Place aux tubes « For my family », « Victim in pain », « Peace », « United and strong » et bien d’autres…Un peu de mal à voir ce qu’il se passe dans le pit compte tenu de la config de la salle. Pas forcément très adaptée pour un show hardcore en tout cas…Mais je ne me plaindrais surtout pas des tarifs des boissons. Je m’évade…
Sur scène, les musiciens ont toujours leurs jambes de 20 ans, un esprit punk et une endurance impressionnante. Pas besoin d‘haranguer la foule entre chaque morceau pour motiver l’assemblée, l’ambiance se crée tout naturellement et le positivisme (aussi bien chez les coreux que dans le discours de Roger Miret) est de rigueur. A noter que les morceaux du dernier album "My life, my way" sont redoutables d'efficacite en live, notamment le tres punk/hardcore "That's life".
Déjà l’heure de « Gotta go » » et toute la salle reprend en chœur le refrain le plus fédérateur de l’histoire du hardcore ( à égalité avec « Stepdown » de Sick of it all). C’est déjà l’heure de la presque fin, puisque le groupe reviendra pour un double dont la très sympathique reprise de « Blitzkrieg Bop » des Ramones. Tube qui va d’ailleurs comme un gant aux headliners de la soirée qui nous offrent encore un show fun et sincère. Des légendes du hardcore pour l’éternité…

Une soirée prévisible, mais une soirée qu’on attendait, qui n’a pas déçu et qui donnera à l’audience ce qu’elle attendait. Un vrai show hardcore aux valeurs positives et à l’ambiance bon enfant. C’est bon !
photo de Kurton
le 09/11/2011

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