Ølten - Mode

Ølten - "Mode"
chronique Ølten - Mode

Si l'on en croit l'encart promotionnel qui accompagne la sortie de cette plaque, celle-ci n'aurait jamais du voir le jour. Tout était dit dans leur éponyme de 2013... mouais passé à la trappe ici-même et ça tombe plutôt bien en fait.

Vierge de toutes écoutes, de toutes références, je plonge dans ce Mode, intrigué par cette pochette superbe.
D'ores et déjà une des pochettes de l'année, au jeu con de qui sera le plus mieux dans telle ou telle catégorie.

 

L'Afrique donc... et la Suède, si l'on n'en croit le nom du groupe et les titres des morceaux. Oui, les suisses aiment le dépaysement ! Il est vrai que l'on voyage dans leur premier long format. Dans un rythme soutenu, parfois frénétique, tendu, martelé, guidé, tout bonnement martelé. L'athlète qui tiens les baguettes inspire le respect jusqu'à l'adoration... les cervicales ne se reposent pas une seconde pendant les presque 39 minutes que durent l'effort. Gloire à toi, Satan !

 

Impossible de détacher les yeux de cette cover qui en dit tellement sur la condition humaine. Entre force et faiblesse, beauté et rugosité, calme et tensions, vie et nature qui se meurt. Michal Florence Schorro, l'auteure, propose dans ses clichés un travail intéressant sur la lumière et les formats en général. C'est bien l'amplitude que l'on retiens de cette photographie. Et rayon ample, le trio helvète ne le porte pas que en chemise à carreaux ! Vache de son !

 

Bricoleurs dans l'âme, les Bob barbus, malaxent couches après couches des textures de toutes dimensions. De la digression noise, à l'ectoplasme boueux en ne négligeant jamais la mélodie. Prouesses et oreilles bien dégagées à l'horizon, soyez rassurés. Oui, leur musique puissante est belle . On touche parfois l'envoûtement.

Dans le rayon sale, les Melvins sont à l'affût, dans le rayon envolées (rares), Mogwai n'est pas loin s'il vous fallait un name-droping ronflant. Ølten se suffisant à lui-même.

 

Le mastering de l'entreprise est confié à Magnus Lindberg, si vous doutiez un temps soi peu de la force de cet opus. « Gloom » en deux versions est le main-event de la pièce. Le Graal, d'abord dans le growl de Thomas Liljedahl (Breach/The Old Wind) ensuite en version instrumentale. C'est aussi la seule pièce qui se détache d'un ensemble vigoureux et aventureux.

 

Belle claque !

photo de Eric D-Toorop
le 17/04/2015

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 17/04/2015 à 11:37:09

je viens d'écouter le titre "gloom", c'est vrai qu'il est bon !

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