All Out War - Dying Gods

All Out War - "Dying Gods"
chronique All Out War - Dying Gods

Sont pas de toute première jeunesse les All Out War.

 

Fers de lance du label Victory Records pendant leurs vertes années, à l'aube des 90's, les New Yorkais de Newburgh (Orange County) ont toujours botté des paquets d'oignons avec leur mélasse de HxC et de Thrash, influençant ainsi une brouette de formations à travers le monde.

Un peu comme Nicolas le jardinier, un tas de ménagères, mais qui planterait ses pousses au tractopelle et sans l’accent crispant.

 

En 2015, All Out War ne fait toujours pas rire. Tenez-vous le pour dit.

 

Les Coreux changent peu leur recette, que j'avais goûtée pour la première fois en 98 avec For Those Who Crucified. En ce temps révolu, quand on sortait le blase du groupe, les grimaces se faisaient sourires et vice versa, avec l'assurance de s'en prendre plein les ratiches pour pas un rond. Mais faisons fi de la nostalgie, dédiée finalement qu'aux béotiens.

 

Car l'ombre des grands Slayer (qui le seront à jamais) plane, en effet, encore, sur Dying Gods. Et Slayer, à part certaines interviews d'Araya sous cana, n'a jamais été un symbole de grosse poilade.

 

Le chant de Mike Score vomit toujours des flots de dégoût alors que le gros du crew, renouvelé depuis les débuts du groupe, pourrait filer des courts de muscu gratos à toute la scène beatdown. Je n'aime pas cette bande de guignols de toute façon alors pas besoin de sortir l'objectivité.

Renseignement pris, c'est en fait une réformation du line up mythique à laquelle nous avons à faire ici.

 

Alors, c'est pour çaaaaaaa !! Saperlipooooopette !!! On se disaiiiiiit !!!!

 

On peut même se dire aussi, sans rire, c'est pas l'endroit, que les gaziers n'ont pas pris une ride. Les similitudes avec leur album « aux masques à gaz » sont flagrantes. Un copié-coller ? Oui et non.

Les deux reprises de fin de bouzin ajoutent une plus-value.

Car ce speach féminin sur "Arise" apporte une fraîche touche anarcho-punk, un peu comme un parfum de méthanol dans une bouteille en verre, enflammée. Normal c'est une une reprise surpuissante d'Amebix. Alors, faites pas votre Baron. De retour en chœurs, sur "God Is Dead" (de Carnivore à l'origine), cette touche féminine décuple l'impact sinistre du morceau.

 

Les thèmes de l'Ep sont à l'avenant : corruption, désastre écolo, matérialisme, religion, pinard-saucisson... ah non zut.

 

 Avec Dying Gods, AOW pour les intimes, est remonté à bloc et semble inoxydable.

Une conclusion un peu rapide certes mais c'est un hippie... ah non zut.

photo de Crom-Cruach
le 30/06/2015

3 COMMENTAIRES

Xuaterc

Xuaterc le 30/06/2015 à 12:19:25

P****n, ça faisait des années que je n'avais pas entendu parler d'All Out War...

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 01/07/2015 à 19:04:18

Oui moi aussi, je commence à avoir des fausses dents.

daminoux

daminoux le 02/07/2015 à 09:35:33

du très bon AOW... des gros riff thrash voir parfois death. des moshpart pour frapper des copains de danse, un voix bien agressives. parcontre je vois aucun interné aux reprises.

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