Atara - The Worst Is Yet To Come

Chronique CD album (30:49)

chronique Atara - The Worst Is Yet To Come

Depuis ses débuts, Atara nous ramone les feuilles avec une constance qui ferait pâlir les grands fonctionnaires de la scène. Environ tous les deux ans, Atara émerge de ses terres Angoumoisines pour venir nous botter le bas du dos avec une décharge de Grind Core pur jus. Du Grind sobre efficace, académique... sauf que là, le groupe effectue un changement de cap assez brusque pour vous péter les cervicales. Du Grind Core certes, mais surgonflé de... Black Metal!

Ou l'impression de se faire redresser le coccyx avec une stalabite Norvégienne.

Brrrr...

Dès l'ouverture de l'album on sent qu'Atara a changé d'orientation. Même si le Grind Core à papa reste sa colonne vertébrale, le cœur de son ADN, Atara va désormais piocher son inspiration du côté du grand Nord. Désormais le Grind Core seminal qui avait fait le renom du groupe est dilué dans un Black Metal évoquant les grands anciens du style. Etonnant, déroutant, libre à vous de coller les adjectifs de votre choix, celui qui saute au yeux est "original". Si les groupes qui barbouillent leur musique de Black sont légion, rare sont ceux qui - comme Atara – réussissent à trouver un équilibre parfait entre les deux univers. Imaginez un parfait croisement entre Blockheads et Mayhem... Certes, il faut avoir l'imagination en ébullition pour concevoir cet hybride mais Atara l'a et en plus il a du talent, et en plus il sont Français (argument dédié à Arnaud Montebourg qui - je le sais - est un lecteur assidu de Core And Co)

Si les précédentes réalisations du groupe faisaient mouche immédiatement, ce nouvel opus n'agit pleinement qu'au bout d'un certain nombre d'écoutes. On ne rentre pas dans ces treize chansons comme dans un PMU. Atara n'officie pas... n'officie plus dans le prêt-à-Grinder, l'efficacité est passée au second plan mais qu'importe, le groupe y a gagné en intensité, en puissance et en – attention le vilain mot qui pue la chronique non-inspirée- la maturité.

Une ambiance hargneuse et glaciale parfois parcourue d'un souffle épique qui donnerait des picotis dans la hache d'Enslaved, des rafales de blasts qui enchanteront aussi bien les fans de Phobia que ceux de Marduk, un groove à s'en péter les veines du cul et une aura qui vous rafraichira les varices en ces temps difficiles de canicule. Le tout drapé dans une production abrasive et graisseuse qui sent à la fois le Grieghallen et la vieille K7 de Grind dégotée au fin fond des cagettes d'une distro underground.

Pas la peine de tergiverser, The Worst Is Yet To Come est une réussite totale, une œuvre originale, personnelle et envoutante.

Une jolie claque qui donne envie de boire de la Navigator dans un squatt à Punks après avoir joué avec des allumettes dans une église.

Buy or die

photo de Cobra Commander
le 30/07/2015

6 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 30/07/2015 à 09:55:46

On va peut-être te reprocher une chro trop longue là par conte...

Xuaterc

Xuaterc le 30/07/2015 à 11:04:33

ça donne envie d’écouter, tout ça. Miam!

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 30/07/2015 à 13:52:54

Si Arnaud nous lit, un message perso : fuck off

pidji

pidji le 30/07/2015 à 16:41:58

Pkoi ça Cromy ?

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 30/07/2015 à 18:28:04

Parce que je suis méchant.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 30/07/2015 à 18:28:34

Je parle bien de Montebourg...

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