Birds In Row - You, Me & The Violence

Birds In Row - "You, Me & The Violence"
chronique Birds In Row - You, Me & The Violence

 

Dire que ce You, Me & The Violence était attendu tiendrait de l’euphémisme. Avec l’arrivée de Birds In Row au sein de l’écurie Deathwish Inc. courant 2012, les coups de pieds sous la table ne se comptaient même plus. Plus que la reconnaissance du potentiel des lavallois, un tremplin pour tenter d’exporter ce foutu underground franco-français qui gagnerait tant à être (re)connu. Et ouais, un certain Jacob Bannon a kiffé le son de trois mecs de la Mayenne; avec Rise And Fall et Oathbreaker, Birds In Row cogne si dur que ça s'entend de l'autre côté de l'Atlantique.

 

Birds In Row, avant, c’était déjà très fort. Deux premiers EP, un poil inaboutis (normal, ce sont des EP), mais déjà bien alléchants. Des prestations sur scène à se casser les dents. Le groupe bosse à l'entraînement et ça s’entend.

Musicalement aussi au précis qu'un coup franc de Juninho, Birds In Row signe 12 titres de fureur chaotique d’une rare maîtrise. Le trio a cette forme de boulimie lui faisant mordre à tous les styles sur son passage. Laval et recrache pas. Difficile alors de reconnaître les restes : punk, hardcore, noise, screamo, crust, post machin... Il me reste un peu de black metal, je vous en mets aussi ? Allez-y, ma bonne-dame ! Il ne faut pas l’oublier : avec Birds In Row, c’est un peu de Throatruiner qui part à l’export de pêches. Et ce, sans se renier pour un sou.

 

Avec les fidèles Amaury Sauvé et Sylvain Biguet aux potards, les BIR ont su pousser leur musique plus loin dans ses retranchements. Energie Cottbus contre Dynamo « Pilori », cela pourrait presque être l’affiche d’un match de football champagne. En 35 minutes, soit à peine le temps pour un Messi de planter un triplé, le combo gère temps forts et temps faibles avec l’insolence de la réussite. L’enchaînement « Walter Freeman » - « Last Last Chance » - « You, Me & The Violence » résume à lui seul toute la démonstration du groupe : hardcore chaotique en rupture - ballade noisy poissarde - crust noir et frénétique. En deux temps, trois mouvements, Birds In Row finit par se retrouver dans la surface de réparation. Un coup baveux de basse, une roulette de caisse claire profonde puis un retourné de gratte crunchée et ça fait mouche à tous les coups. Droit au but, il y a de quoi faire manger la feuille de match à bien des formations. La saison sera peut-être longue et piégeuse, mais Deathwish Inc. a déjà trouvé son trois-type. Retransmission en mondovision. Qu’on n'aille plus nous dire qu’il n’y a plus de bons joueurs en France.

 

photo de Geoffrey Fatbastard
le 20/09/2012

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 20/09/2012 à 09:17:07

Excellent album !

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