Deathcult - Of Soil Unearthed

Chronique CD album

chronique Deathcult - Of Soil Unearthed

Avec un redoutable Beast Of Faith, les Suisses de Deathcult s’étaient invité dans mes oreilles en 2016.

 

Le genre de mecs qui s’incrustent à ton barbeuk tard le soir pour s’emparer de la sono, picoler toutes les bières et faire fuir les gonzesses pas encore péchos par votre pote qui sait jouer "Come As You Are" à la guimbarde hongroise.

Vous n’avez jamais été de ce « mauvais genre » quand vous étiez plus jeune ? Un membre d’une bande de sagouins, semant la panique par votre look, vos manières et les substances que vous consommez  ?

Vous n’avez donc pas eu de jeunesse.

 

Pour ses 12 ans, Deathcult est toujours ce gamin inquiétant et très mal élevé. Leur vision du Death résolument non révolutionnaire se teinte toutefois d’une sacré dose de personnalité.

En premier lieu, le Death oldschool des Suisses pue la sauvagerie carburant à la haine et se gargarisant à l’animosité. Le morceau d’intro constitue ainsi une instru à la prod parfaitement balancée, agressive et flippante. Le son ne tape ni dans la bouillasse puante ni dans le javellisé covidé et c’est ça qu’est bien. Pour le côté vraiment retro, vous repasserez même si les mecs doivent se parfumer le scrotum à l’Autopsy.

 

Un autre élément distinctif du combo est constitué par ses vocaux hallucinés.

En effet, Phoberos vocifère, éructe, et va jusqu’à la psalmodie sur un "On Primal Wings" sentant l’aliénation et la messe noire du haut de ses 8 minutes traumatisantes.

Il va falloir se secouer les miches pour passer après ce titre et continuer à être odieux et suffisamment méchant. Deathcult se fera alors plus impitoyable que l’univers de Dallas sur son "Doxology and Putrescence". Pourtant les gars sont malins comme JR et ménagent ce qu’il faut de breaks rampants et démoniaques. Il faut toujours une touche de démon pour que la soirée soit réussie.

 

Je fume je bois, j'ai tous les vices

"Et j'ai du poil partout sur les cuisses

Je vous déteste, je vous maudis

J'suis complèt'ment pourri"

 

Voilà des paroles que ne renierait pas Deathcult.

 

Ensuite "Trepanation Rites" se part des atours d’un vieux Slayer quand le groupe faisait encore bien peur. Mais avec le côté mal lavé d’un vieux clodo allongés dans sa pisse. Les mecs nous tiennent aussi par la gorge sur un "Black Vapour Coagulation" détenant un pouvoir de pénétration thrash absolue. Et ce sera ainsi jusqu’à un "Alastor" baigné de convulsions rythmiques.

 

Les primates de Zurich ne réinventent pas la guerre du feu, sur ce deuxième opus, sans nul doute, mais sont en première ligne pour nous déboucher l’anus (désolé).

photo de Crom-Cruach
le 16/05/2022

2 COMMENTAIRES

8oris

8oris le 16/05/2022 à 08:26:18

"Le genre de mecs qui s’incrustent à ton barbeuk tard le soir pour s’emparer de la sono, picoler toutes les bières et faire fuir les gonzesses pas encore péchos par votre pote qui sait jouer "Come As You Are" à la guimbarde hongroise."
Bref, le genre de mecs qui te transforment une soirée planplan en une soirée mémorable! :D

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 16/05/2022 à 08:47:40

Avec la raïa, c'était une habitude : pas méchants mais sacrément chaotiques.

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