Déhà - Decadanse

Chronique CD album (45:16)

chronique Déhà - Decadanse

Si vous êtes un fidèle lecteur de ce webzine, le nom de Déhà évoque forcément quelque chose pour vous. Avec une discographie solo, débutée en 2018, presque aussi fournie que les casiers judiciaires des députés de l’Assemblée Nationale, le musicien français trouve le temps de s’impliquer également dans une multitude de groupes et de projets. C’en est devenu une blague et un sujet de mèmes.

 

 

Une chose est sûre, je vais bientôt vous en reparler. Decadanse est donc son watmillième album (je reconnais avoir perdu le fil, cliquez sur son nom pour avoir le détail), sorti, pour la première fois, par LADLO. Le temps que je chronique cet album, Déhà, le groupe, a déjà publié un nouvel album, Averses, prévu initialement pour Drache.

 

Divisé en deux pistes de respectivement 22:13 et 23:02, Decadanse (aucun rapport avec un album du groupe Extreme, enfin je pense) propose un Metal Extrême, ni totalement BM, ni complètement DM, ni entièrement Doom. Tous les trois, parfois en même temps, mais toujours avec en arrière-plan des considérations expérimentales. C’est assez logique, compréhensible et attendu pour un musicien qui traîne ses basques dans milieu du Metal Extrême au sein de formations aussi variées.

 

Déhà, comme à son habitude, est responsable de la composition, de l’enregistrement et de la production. J’aurais un petit bémol à apporter à la mise en son justement, avec un BaR qui sonne parfois un peu trop mécanique, en particulier lorsqu’elle blaste. Decadanse ne faiblit jamais en intensité même lors des passages plus posés. Chacun des deux titres possède son identité propre, même si ils labourent consciencieusement et méthodiquement le même terrain fertile arrosé d’engrais avant-gardiste.

 

« The Devil’s Science » possède une saveur Metal Indus avec sa grosse caisse qui se fait, comme en introduction, lourde et grasse, sans pour autant être réellement dansante. En fin de morceau un chant clair fait brièvement son apparition.

 

Ce dernier est un peu plus présent, sans être majoritaire, loin de là, sur « I Am The Dead ». S’il commence comme le titre qui le précède, dans une ambiance Funeral Doom, il bifurque rapidement et se montre plus expérimental, notamment au niveau des arrangements. C’est ainsi que l’auditeur est agréablement surpris quand arrive un solo de claviers digne de Sverd d’Arcturus. La fin du titre tend à rester dans cette direction cosmique et légèrement plus mélodique, malgré des tempos parfois très enlevés.

 

Si vous êtes à la recherche d'un album pour illustrer vos pires cauchemars, d'un moyen de découvrir la riche discographie de Déhà, un album qui ne se pose pas de limites, alors, jetez une oreille à Decadense.

photo de Xuaterc
le 23/06/2022

1 COMMENTAIRE

Seisachtheion

Seisachtheion le 23/06/2022 à 09:57:00

Elle est cool c'tte chro... De l'humour et du contenu à la fois !!! ^^

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