Deliverance - Neon chaos in a junk-sick dawn

Chronique CD album (01:02:05)

chronique Deliverance - Neon chaos in a junk-sick dawn

Bla bla bla, AqME, bla bla le batteur Etienne Sarthou, bla bla est le guitariste, fondateur et compositeur de Deliverance. Tout le monde est au courant, et si ce n’était pas le cas jusque-là, ça l’est désormais. A quoi bon toujours s’attarder sur le passé ? Parlons du présent bon sang, d’autant plus lorsqu’il est si flamboyant !

 

Qu’on se le dise : j’aime le métal, et d’autant plus le gros métal qui tache. Cependant, je n’en écoute pas assez à mon gout. Très (trop ?) codifié parfois, le genre à tendance à vite me lasser, et à ne me surprendre que très rarement. Alors, bien sur, il y a des groupes de bonne volonté, et parfois même de talents ! Mais ceux-ci sont parfois gangrénés par la nécessité de remplir un cahier des charges un peu restrictif… Faut crier comme ci, surtout pas comme ça, et faut que ça blast à cet endroit mais surtout pas à un autre… C’est fatiguant. Des groupes comme My Own Private Alaska ont d’ailleurs fait les frais de ce genre de considérations, aussi rapidement adulé pour leur prise de risque, que conspué pour avoir rapidement remis en question celle-ci. Est-ce que leur reformation viendra donner tord à leurs détracteurs et détractrices ? Ce n’est pas le sujet de cette chronique.

 

Revenons donc à ce qui nous intéresse. Comment bousculer les codes, un tant soit peu, dans un esprit de création et, pourquoi pas, d’innovation ? Je n’ai bien entendu pas la réponse à cette question, mais qu’importe puisque d’autres l’ont pour moi. Vous l’aurez compris, je parle bien sur du groupe qui nous intéresse aujourd’hui et qui délivre aujourd’hui son quatrième disque. Et comme vous l’aurez surement saisi aussi, celui-ci est réussi. Ben oui, je l’ai plus ou moins dis dans l’introduction…

 

En seulement 6 morceaux, la démonstration de maitrise est totale, et totalement délectable. Toutefois, le terme de démonstration n’est pas forcément extrêmement judicieux, la musique du groupe n’étant pas réellement dans cette essence pour moi. C’est technique, bien sûr, mais ce constat est mis au service d’une construction d’ambiance, d’atmosphère et d’immersion totale. C’est bien simple : En général, j’aime revenir à peu près 3 fois au minimum sur les disques que je chronique, si le temps et l’envie le permettent. 2 fois est obligatoire, mais si je dépasse les 4 écoutes, c’est que la chose me plait vraiment, ou bien que je cherche des blagues pour dédramatiser le ratage. Je ne vous dirais pas mon nombre d’écoute pour cet album mais par contre, je vous confierais que chacune réserve son lot de surprises. Et je vais tenter de vous en teaser quelques unes…

 

Tenez par exemple : comment ne pas penser à Tool sur un morceau comme ‘’Odyssey’’ ? On a connu pire comme référence, non ? L’ensemble du disque dispose de quelques moments du genre, référencé sans outrance, et soulignant un ensemble parfaitement inspiré. Et en parlant d’inspiration, il faut noter aussi la puissance magnétique du chant, toujours dans une idéale osmose avec le reste du groupe. Et, me concernant, c’est souvent un point qui peut me faire décrocher à tout moment.

 

‘’Up-Tight’’, saisi dès son départ par son intensité, avant que son inattendu outro ne vienne confirmer sa totale réussite. ‘’Neon Chaos’’, ses choix vocaux, ses riffs lourds et hypnotiques, sa section rythmique habitée emmène tranquillement vers la fin de l’album pour en savourer la piste finale. Et quelle piste finale ! 17 minutes qui démarrent dans une ambiance lente, laissant la tension prendre sa place peu à peu, avant que le poids écrasant des riffs et de la voix ne reprenne sa place. L’atmosphère devient aussi suffocante que salvatrice, ne faisant que remettre en avant l’absolue réussite du disque. Le temps aura passé sans que l’on en ait conscience et c’est indéniablement, un bon signe sur l’appréciation générale.

 

On ne peut donc que remercier Deliverance pour cet album d’une grande classe. Sans concessions, riche de son héritage musical, mais très malin dans ce qu’il parvient à en faire, Neon Chaos In a Junk Sick Dawn sera à même de trouver son public auprès des amateurs et amatrices du genre, mais pas seulement ! Car c’est également par tout ce qu’il parvient à apporter de nouveau, avec subtilité et intelligence, que l’album pourra très probablement amener quelques néophytes à s’intéresser à cet univers. Un grand bravo donc, en souhaitant plein de bonnes choses au groupe pour la suite ! L’attente va être longue d’ici la prochaine sortie… Mais on aura de quoi s’occuper en repassant en boucle ce disque !

 

Lecteurs, lectrices, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

photo de Domino
le 05/12/2022

4 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 05/12/2022 à 10:20:33

Il écrit bien le Domino.

Eric33

Eric33 le 05/12/2022 à 10:27:23

Un album sublime !
Certainement mon album de l'année pour ma part ...
J'ai un réel plaisir à l'écouter fréquemment et je ne m'en lasse pas !

Xuaterc

Xuaterc le 05/12/2022 à 10:56:54

Vraiment monstrueux cet album, qui s'affranchit de tous les codes pour foutra une tripoté de torgnoles

sepulturastaman

sepulturastaman le 05/12/2022 à 19:41:09

Je suis chafoin mais je ne vous comprends pas, ce disque ne fait pas pousser une troisième corne au diable.
Et le dernier morceau mouif, vraiment pas de quoi se rincer les aphtes à l'eau régal.

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