D.O.A. - We Come In Peace

Chronique CD album

chronique D.O.A. - We Come In Peace

Mine de rien, ils ne sont plus tant les vieux Punks à avoir survécu tout en restant intègres. Exit Iggy, depuis longtemps vendu à la pub. Jello tourne en rond et se mord la queue avec souplesse bien que sa dernière sortie de cette année a enfin retrouvé la classe nécessaire à sa légende.

Discharge, The Exploited et G.B.H. sont des grosses feignasses. GG : DEAD (20 fois), Strummer : DEAD, Lux : DEAD. Joey : DEAD. Mike Ness est trop crooner depuis trop longtemps. The Toy Dolls ? Au Hellfest cette année. The Adicts ? Perdus dans la stratosphère. Lemmy ? Il joue du Rock'n'Roll en bottant des culs.

Reste qui ?

Joe Shithead, fidèle au poste, indécrottable engagé, inoxydable, toujours sur le pont, prêt à l'abordage.

Selon le légende, D.O.A. a été le premier groupe à utiliser le terme Hardcore sur une pochette d'album. Pourtant de nos jours, le terme ne s'applique plus à la musique des Canadiens, largement dépassée niveau violence depuis des lustres.

J'avais en fait laissé la bande à Joe en 2008, avec le très bon Northern Avenger qui fêtait ses 30 ans de bons et loyaux sévices. We come In Peace se hisse au moins à son niveau.

Après un "He's got gun" a gun plutôt pépère permettant de retrouver la nonchalance inimitable de Shithead, Boneyard envoie la purée, en remontrant aux jeunes qui se la jouent méchants. Un pure titre Punk à l'ancienne, dominé par une ligne de basse maousse stoco.

Avec "Dirty bastards", D.O.A. laboure sur les terres des Dropkick Murphys pour un titre folk rock dénonçant ceux qui s'en mettent plein les fouilles sans scrupule ni conscience. Facile mais on en n'attend pas moins d'un groupe de Punk.

Intelligemment équilibrée, la tracklist de We come in peace alterne morceaux énervés et plus posés allant jusqu’aux Reggaes de" War Hero" ou de "Walk through this world". Et D.O.A. se révèle parfaitement crédible dans cet exercice parfois casse gueule pour un groupe de keupon.

Sur "We occupy", Jello Biafra vient pousser la chansonnette avec son pote (remember le terrible Last screams of the missing neighbors). Et ça fait bien plaisir de le retrouver le père Jello même si je ne suis pas un grand fan de ses sorties avec The Guantanamo school of medicine mise à part la toute dernière. Le morceau fait évidemment référence au mouvement Occupy Wall Street, sympathique mais parfaitement vain (le mouvement pas le titre). Avec "Lost Souls", D.O.A. s'essaie à la balade musclée, rendant hommage aux amis disparus. Très agréable, et j'en suis le premier surpris.

 

 

Sans être tourné vers son glorieux passé, D.O.A. conserve une classe et une pèche d'Enfer couplées à la flamme de la dénonciation politique et sociale. Comme quoi on peut continuer à être crédible dans ce milieu sans se vendre aux sirènes de la pop et de la mode. Joe Shithead s'en cogne de la mode, ça fait longtemps que sa route est tracée et qu'il la suit la tête haute, sans aucun regret à avoir.

Respect

photo de Crom-Cruach
le 30/05/2013

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