Fall Of Efrafa - Elil

Chronique CD album (1:03:02)

chronique Fall Of Efrafa - Elil
Efrafa, tout d’abord, c’est la méchante junte militaire dirigée par un lapin dans le super livre / dessin animé anglais Watership Down de Richard Adams (j’en dirai pas plus là-dessus mais allez y jeter un oeil, ça vaut le détour). Fall Of Afrafa par contre, c’est de la musique, et quelle musique ! Leur précédent album, Owsla, sorti en 2006 sur des supports multiples et avec la participation de huit bons labels avait déjà pas mal secoué la scène ultra underground. Ça l’a même tellement secoué que la démarche résolument DIY du groupe n’a pas empéché leur disque d’atterrir dans les distros les plus paumées. Avec leur punk hardcore épique e mélodique, Fall Of Efrafa mettait déjà pas mal de monde d’accord. Puis il y a eu une tournée anglaise, puis européenne et avec elles, l’occasion de voir ce que donnait cette nouvelle découverte dans les salles sombres et humides de France. Et là, re-claque ! Au milieu du set (ou plutôt à la fin, je me rappelle plus), les anglais nous gratifiaient d’un nouveau tire de plus de vingt minutes, Dominion Theology. Beau, triste, planant, passionnant. Et à peine un an plus tard, sort Elil, nouvel album du groupe contenant la fameuse pépite ainsi que deux autres chansons de durées équivalentes, miam !

Je vous dit ça parce que finalement la plus grande originalité de Fall Of Efrafa avec cet album, outre leur concept basé sur le livre sus nommé avec les droits des animaux en trame de fond, c’est de pondre des compos interminables sans être chiantes et sans tomber dans des expérimentations faciles. Fall Of Efrafa ne joue pas de doom, ni de drone, ni de post rock. Juste du putain de bon hardcore épique (c’est vraiment le mot). Alors oui, vous vous doutez qu’en 20 minutes, ça blaste pas à longueur de temps ; c’est même assez lent dans l’ensemble. Les passages sensément rapides sont eux même joués assez posément et ne tirent jamais trop sur la durée. On peut aussi noter la sur-prolifération de passages acoustiques. Mais là où ça reste fort, c’est que ça n’est jamais chiant et qu’en plus les trois chansons sont parfaitement identifiables malgrès leur durée.

Niveau musique, c’est toujours du hardcore/punk/crust (RLMI) joué à deux de tension avec une sacré dose de mélodie et de tripes. Ça rappelle énormément Neurosis et toute la clique mais avec un coté nettement plus old school. Pas de samples, pas de hype et c’est très bien comme ça. Des sentiments purs, en barre de 100 grammes bien consistantes. Pour pas changer, il y a huit petits labels underground dans l’affaire et des pressages multiples et anarchiques de prévus, que du bon en somme. En définitive cet album est très bon en tout point que ce soit dans son contexte DIY ou pas. Un must pour tout fan de hardcore/punk/crust (RLMI) en quète de sincérité, de sentiments et doté d’un cerveau.

A noter que leur prochain album à venir, Inlé, sera malheureusement aussi leur dernier.
photo de Swarm
le 07/03/2009

1 COMMENTAIRE

frolll

frolll le 02/08/2011 à 19:57:36

Toujours aussi FORT.


Il manque la chro de Inlé, le 10 quoi ^^"

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