Fvnerals - The Light

Chronique mp3 (39:13)

chronique Fvnerals - The Light

J'ai découvert la musique de Fvnerals un soir d'octobre, on annonçait la météo du lendemain. Temps nuageux, pas mal de brouillard, des températures comprises entre 6 et 10 degrés... quelques éclaircies probables dans l'après-midi... si les brumes matinales se dissipent assez vite.

 

Les mois ont passés, s'assurant pour le coup, le gage de ne pas s'afficher dans notre célèbre et jamais égalé Top et Flop. Fort bien, leur drone léger n'aurait pu échapper à quelques moqueries. Contrairement à un bon paquet de plaques de l'année jeté en pâture à quinze jours du décompte final, The Light demande bien trop d'écoutes que pour y faire bonne figure. Ce disque demande de l'effort, et par conséquent est déjà condamné au pilori de l'oubli- rayon cave... et de ressortir vers 2022 avec des « mais si, tu te souviens... » par des gens qui ne l'ont jamais écoutés.

Ne dites pas ce que je n'ai pas écrit, Non, vous n'êtes pas en présence d'un album culte.

 

Fvnerals à l'instar des parisiens d'Unison utilise des codes formatés pour en retirer des plans plus personnels. De la musique, à l'image en passant par la typo, tout est en trompe -l'oeil, comme s'ils ne voulaient pas assumer. L'auditeur doit passer cette désagréable impression avant d'en saisir l'effort, le contenu et pour l'occasion, l'émotion. Le trio de Brighton manie avec une belle aisance les lenteurs, les langueurs.
« The Light » en deux parties, sert de prétexte à la construction de cet album. Les protagonistes étant occupés par des projets annexes, c'est par un concours de circonstances que s'est construit cet album en demi-teinte. Tiffany a balancé du glaviot en suède dans des groupes punk, Syd et Antoine ont fait tremblés les sols dans des caves étouffantes, en mode stoner. Pensez bien qu'avec un tel background, on extrapole davantage sur le vrai potentiel du groupe qui, manifestement, en a encore sous le pied.

Earth, Shannon Wright, Chelsea Wolfe (et le Velvet Underground nda) semblent ravir ces jeunes gens. La route est longue mais pavée de bien belles intentions.

 

En octobre, je découvrais une musique qui n'allait jamais faire le beau temps même si elle allait donner de l'espoir.

photo de Eric D-Toorop
le 27/04/2015

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