Graceless - Where Vultures Know Your Name

Chronique CD album

chronique Graceless - Where Vultures Know Your Name

Avec ce deuxième album, les Hollandais de Graceless prouvent, s'il en est encore besoin, que l'originalité et la virtuosité ne font pas forcément les bons albums.

Fondé en 2016 par Remco Kreft, membre également de Soulburn depuis 2014 et ayant fait des apparitions dans Grand Supreme Blood Court et sur scène avec Bodyfarm, Graceless n'est donc pas un parangon technique qui révolutionnera le Death-Doom.

Pourtant, vous mélangez du Asphyx et du Bolt-Thrower avec une touche de Death mélo dans les solos et quelques leads alliés à une rythmique parfaitement martiale et voilà que se pointe une grosse bête de guerre.

Car "Where Vultures Know Your Name" aligne des morceaux majoritairement longs, au riffing épais et à l'approche résolument old school. Ce dernier aspect se conjugue  alors avec un son résolument moderne sans dénaturer en quoi que ce soit la qualité de composition des morceaux.

Gros taf de Jan Willem van Voorst aux manettes donc. Ainsi, on boucle son casque, on astique son pieux et on accourt pour rejoindre le champ de bataille.

Pas comme Macron luttant contre un microbe, non, je vous rassure. Plutôt comme la marche d'une phalange cuirassée en direct de Batavia, pas la salade, bande de cakes, mais la Hollande de l'Antiquité. "Lugdunum Batavorum" nous passe donc dessus en enfonçant notre jolie petite bouille dans la boue. Walk ! Walk ! Walk !

Le second titre érige également un rempart de guitares plus épais que le Limes ayant protégé inutilement les Romains des Barbares.

 

Car c'est à la seconde catégorie qu'appartient la horde de Remco, parfait général d'armée avec son growl profond galvanisant et sa six cordes menaçante.

Écoutez moi ces leads là !! Et osez affirmer qu'ils ne vous prennent pas par les hanches. Le mid-tempo règne en maître aussi sur "Commander Of Christ" mais les gars savent créer une ambiance prenante à l'instar de ce "Nine Days of Mourning" rampant comme s'il venait directement de Tampa.

On s'enfonce au fur et à mesure dans le charnier sans plus aucune lueur d'espoir : faut mettre ses boots en plastoc donc. "Here Be Dragons", au groove massif, est digne d'une Quatrième Croisade adoubée par une formation culte de Coventry. Et que dire de "Warpath" ? Un d-beat destructeur et primitif comme il se doit.

 

Certains vont gueuler évidemment, en prétextant que les 90's, c'était y'a longtemps.

Mais Graceless masterise, à l'aise, en utilisant des éléments simples mais judicieusement agencés.

 

Redoutable

photo de Crom-Cruach
le 11/05/2020

5 COMMENTAIRES

fingal-le-caledonien

fingal-le-caledonien le 11/05/2020 à 17:27:55

Oui cet album est puissant et moi qui n'y connait que dalle, je trouve aussi la prod au top : un son très travaillé avec cet echo sombre et saturé qui te prend aux tripes et une voix puissante ... vrai top cet album
Crom, quand tu dis "raisonne" tu veux dire quoi ? (j'comprends pas et .... oui je sais, je lis les chroniques) 

fingal-le-caledonien

fingal-le-caledonien le 11/05/2020 à 17:28:18

Oui cet album est puissant et moi qui n'y connait que dalle, je trouve aussi la prod au top : un son très travaillé avec cet echo sombre et saturé qui te prend aux tripes et une voix puissante ... vrai top cet album
.Crom, quand tu dis "raisonne" tu veux dire quoi ? (j'comprends pas et .... oui je sais, je lis les chroniques) 

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 11/05/2020 à 17:43:40

Et poto !!! Que viens-tu faire ici ?? "Raisonne" : ça veut rien dire vu que j'ai fait une grosse bourde d'orthographe...

sepulturastaman

sepulturastaman le 11/05/2020 à 20:14:55

Les années nonantes c'étaient le bien.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 11/05/2020 à 21:52:28

You spik ze trousse

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