Hod - Serpent

Chronique CD album (36:47)

chronique Hod - Serpent

Comme le laisse présager la pochette, nous n’avons pas affaire-là à un groupe qui se prend la tête : un artwork simpliste (mais que je trouve plutôt bien foutu tout de même), tout comme le nom du groupe et de l’album… Et j’avoue m’être laissé intriguer par ce minimalisme.

Balançons la galette pour voir ce que ça dit ! Ah oui d’accord, ‘’simpliste’’ et ‘’minimaliste’’ ne sont plus les termes exacts pour caractériser cette musique… Non, ‘’PRIMITIVE’’ conviendrait mieux ! A peine on a appuyé sur « PLAY » qu’on se prend un Black metal des cavernes dans la gueule ! Il date de quand cet album ? 2009 ?! Parce que là, de prime abord ça ressemblerait plus à une prod’ norvégienne du début des 90s… Ah… On me souffle dans l’oreillette qu’ils ne seraient pas norvégiens, mais Texans !

Depuis le début j’hésite à citer leur nom, car je ne sais pas trop si je dois l’écrire Hod, HOD ou H.O.D… Mais après avoir passé plusieurs heures le nez dans de vieux manuscrits païens (ce qui équivaut à 3minutes sur internet), il s’est avéré que ‘’Hod’’ est un diminutif de ‘’Hodur’’, dieu de la nuit, de l’hiver et des ténèbres dans la mythologie scandinave (d’où le nom du morceau « God Of Darkness And Winter »…). Tout le monde s’en fout mais au moins maintenant on sait qu’ils avaient aussi un dieu pour ça…

 

Hod nous crache donc un Black metal norvégien old-school plus vrai que nature. Le son est tout ce qu’il y a de plus cru, très proche de ce qu’a toujours fait Desaster et encore… A côté de Hod même les albums de Desaster passent pour des super prod’ !  Mais bon, il y a quand même ici un peu moins de monde sous le capot. Les rythmiques tartinent bien, les riffs sont simplistes, mais les morceaux restent plutôt bien composés avec quelques gimmicks assez accrocheurs. On a complètement l’impression d’avoir un enregistrement live sous la main, avec une mise en place qui n’est pas vraiment chirurgicale, mais c’est aussi ce qui fait le charme du terroir…

En tout cas, le moins qu’on puisse dire c’est que les mecs crachent leur rage avec conviction, le batteur blaste à s’en saigner les mains : à certains moments le zébulon défierait presque Impiety en rapidité (sauf que ça ne dure que quelques secondes…), et les gratteux semblent possédés par l’esprit de Transilvanian Hunger. La voix du chanteur (?) reste très écorchée sans être vraiment criarde, un peu dans un style à la Sadistic Intent, ce qui amène souvent un petit côté Death plutôt plaisant.

 

Vous pensez que le Black metal d’aujourd’hui a vendu son âme aux majors ? Ça vous énerve de voir Immortal rester chez Nuclear Blast, Marduk chez Century Media et les autres chez Season Of Mist ? Hé bien, jetez-vous sur cet album de Hod fraîchement sorti (bon d’accord il a presque 2 ans …) des grottes de San Antonio ! Mais musicalement parlant, les groupes précités ne sont pas des références pour rien…

photo de Domain-of-death
le 31/01/2012

1 COMMENTAIRE

Crom -Cruach

Crom -Cruach le 31/01/2012 à 18:51:54

Dans la mythologie scandinave, Höd est un peu le dieu "concon" qui se fait embobiner par Loki et tue son frangin Baldr d'une flèche.
Si je montais un groupe de Black, j'aurai choisi un autre nom... enfin c'est personnel.
C'était la minute culturelle à deux sous.

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