Idiots Parade - Idiotsgraphy 2005-2013

Chronique CD album

chronique Idiots Parade - Idiotsgraphy 2005-2013

C'est impressionnant ce que le genre belliqueux appelé Fastcore peut contenir comme chanteuses qui poutrent : Punch (même si Meghan ne fait, désormais, plus partie du club) , les Autrichiens de Strafplanet ou encore les californiens de Torsö en témoignent. Idiots Parade s'ajoute, ainsi, au club des vénères en mode œstrogène.

Le combo eut une existence éphémère puisqu'il se fonde aux alentours de l'année 2005 pour splitter en 2013. Snif. Idiotsgraphy 2005-2013, comme son nom le laisse supposer, synthétise l'ensemble de la production des Slovaques avec pas moins de 47 titres. Il suffit d'un coup d’œil sur la photo illustrant le groupe pour comprendre que Petra n'a rien à voir avec Simone Simons malgré tout le bien que je pense de..., euh non, rien. La musique n'a aucun rapport.

 

Les trois premiers titres de la plaque franchissent les bornes de l'épilepsie avec un son malheureusement qui fait très batterie de cuisine. Vous savez de celle qui traîne aux basques de Sarko en ce moment. Une mise en bouche au goût un peu mitigé.

Heureusement ça s'améliore grandement par la suite. Construits sur des schéma très proche du Grind, Idiots Parade aligne alors les morceau ultra rapides, un peu déstructurés, gorgés de breaks dans tous les sens. Quand je dis rapide, j'ai pris ma calculette et fait une moyenne des temps des morceaux. Oui, je n'ai que ça à foutre en vacances. Et bien nous arrivons à 1 minute et 23 secondes, à peine. Le temps moyen d'une saillie de phacochère. Vous ne le saviez pas ? Pour le phacochère... moi non plus.

 

Dès le morceau "Hriech", la dixième piste, la prod s'épaissit encore. Le chant maboule de Petra se double de chœurs masculins barbares avec ses quatre titres extraits de This Comp Kill Fascists. Et là, on découvre enfin toute la puissance destructrice du groupe, un peu comme si l’échauffement était bel et bien oublié dans les tréfonds de la brutalité sonique d'une salle de gym pour djihadistes anarchistes.

Ma préférence perso penche vers les dix pistes issues du split pondu avec Abortion. On peut être pointilleux car la suite démoule, également, son cake à grand coup de spatule en pierre.

 

Bon, j'avoue que se taper l'intégralité de cette galette d'une traite tient de la maladie mentale mais dix titres par dix titres, soit environ 10 minutes et 230 secondes, ça passe tout droit comme Pumbaa dans Timon.

photo de Crom-Cruach
le 26/12/2014

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