In The Woods... - Diversum

Chronique CD album (20:52)

chronique In The Woods... - Diversum

La vie chez In The Woods… est loin d’être un long fleuve tranquille. Je vous renvoie vers ma chronique récente d’Out Of The Woods d’Ewigkeit pour une partie des explications sur la situation du groupe depuis la sortie de Cease The Day en 2018. Si l’on remonte encore plus loin, à la création du groupe en 1991, et encore plus au moment de sa renaissance en 2014, après un hiatus d’environ quinze ans, les soubresauts de son line-up sont innombrables. Exit les jumeaux Botteri (dont je ne tarderai pas à vous reparler), Christer-André Cederberg, et donc James Fogarty qui donnait aux norvégiens leur identité vocale depuis 2015. Bernt Fjellestad (ex-Guardians of Time) est engagé pour le remplacer. En définitive, seul le batteur, Anders Kobro, est rescapé du line-up originel. Nouveau label et nouveau chanteur donc pour ce nouvel album.

 

Alors, que nous réserve la cuvée 2022 d'In The Woods..., formation habituées à surprendre les auditeurs et les fans à chaque sortie ? Pas de surprise niveau son, le mix et le mastering ont été une nouvelle fois confiés aux bons soins du studio poitevin Henosis. La production est massive et claire, idéale, même si j'aurais préféré qu'elle se fasse plus aérienne par moments, sur le solo de « The Malevolent God » par exemple. Bernt Fjellestad se place dans la continuité de ses prédécesseurs, et son statut de nouveau dans la bande ne semble pas avoir eu d'impact sur sa prestation. Bien au contraire, il se montre bien plus à l'aise que James Fogarty (qui pourtant n'avait déjà pas à rougir), en particulier dans l'alternance entre chant clair et vocaux déchirés typiquement BM. Jamais il ne semble chanter à l'économie, comme si il avait toujours occupé le poste. Au final, c'est peut-être la meilleure performance vocale sur un album d'In The Woods..., toutes périodes confondues.

 

Musicalement, Diversum est une pièce qui brille de mille feux par son côté épique décomplexé. La guitare lead emmène l'auditeur sur des territoires proche du Heavy, plus proches du Prog (au sens noble du terme) que réellement avant-gardiste. Les claviers, très présents, mais discrets, sont assurés par Alf Erik Sørensen, musicien de session. Tout cela est au service d'ambiances à fleur de peau, à la fois psychédéliques et mélancoliques, qui sont la marque de fabrique de la formation norvégienne depuis ses débuts. Chaque musicien est au top, sans pour autant tomber la démonstration, au service des huit titres, qui constituent à n'en point douter l'un des point culminants de la discographie du groupe, qui pourtant ne compte pas de maillon faible.

photo de Xuaterc
le 03/01/2023

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements