Ingmar - Fårö

Chronique mp3 (41:27)

chronique Ingmar - Fårö

Pour son troisième et dernier film en tant que réalisateur, Erland Josephson parvient à créer un climax dès l'introduction avec une banale histoire de pot de marmelade qui va entamer la confiance d'un couple. Le film s'appelle – Fais donc l'amour, on n'en meurt pas ! (1980) – Sa femme outrée est jouée par Bibi Andersson, une femme superbe.

En 1973, Andersson et Josephson se retrouve dans un film un peu similaire – Scènes de la vie conjugale – écrit et réalisé par Ingmar Bergman. Andersson joue le rôle de Katarina et Josephson celui de Johan Borg. « Johan Borg » est le deuxième titre de ce second opus des strasbourgeois de Ingmar. L'un des plus long.

 

Fårö est d'ailleurs une des île située le plus au nord de la Suède, et lieu de villégiature de Ingmar Bergman, pendant une dizaine d'années, le temps d'y tourner 6 films. Il y meurt en 2007.

L'île se caractérise, sur les belles photos de gougeul images, par un paysage accidenté, rocailleux, avec des formes naturelles, étranges, sculptées par la Mer Baltique.

 

On a connu Ingmar avec un album éponyme en 2016, dédié à des réalisateurs au cinéma bien trempé comme Jim Jarmusch, Sidney Lumet et Ingmar Bergman forcément. C'est donc un aller simple dans la cinématographie de ce dernier que nous propose Fårö en guise d'inspiration. - Scènes de la vie conjugale- y tiens une bonne place, de même que – Personna -, - Fanny et Alexandre - , et – Le Visage-.

 

Le trio adopte une posture un peu plus frontale dans leurs compositions en regard de leur premier opus. Une sensation de relâchement, notamment sur les très jazzy « Isak Borg » et « Veronica Vogler »

« Eva Rosenberg » étant probablement leur moment, dans une forme très intense d'introspection.

 

Au rayon musiques faciles pour gens difficiles, Ingmar écrit un beau chapitre, dans la lignée de leur tome précédent et très certainement dans celui à venir.

 

Ingmar est un groupe, à part, original et intriguant. La suite au prochain chapitre. Mention spéciale en bas de pages, à Sarah Jamali, prof au conservatoire de Colmar dont le chant profond rappelle les meilleurs moments d'une Sasha Andrès (Heliogabale, A Shape).

photo de Eric D-Toorop
le 31/07/2021

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