June Deville - Swan songs of the Coyote

Chronique CD album (62)

chronique June Deville - Swan songs of the Coyote

June Deville avait signé en 2009, un retour fracassant du Power Rock.  Un pied dans le Rock grungy, des démangeaisons punkoïdes, le tout sous l’ombre de Black Sabbath  et de Motörhead. Si nous n’étions pas, à proprement dire, bouleversés, nous faisions connaissance avec une belle bande de gamins intègres, imprégnés de toutes les histoires du rock.

 

Swan Songs of the Coyote qui déboule ces jours-ci à la rédac, va reprendre une bonne partie des éléments précités. Ben oui, ils ne se sont pas reconvertis dans la House… ah mais attendez… ah mais c’est pas ça du tout ! Arrêt à la piste 4, « Swords and Wines » ça s’appelle et vache, c’est un des gros coups de boule reçu depuis « Arcarsenal » d’At the Drive in.  Diantre, ce disque est chanmé. « Railway flirt (Love in Lausanne) » est encore plus puissant.  Du Power Rock à papa, on retiendra « The Grand desperate of love » introductif et le juvénile « Rebecca Evil’s Eye ». On angoisse à l’écoute de « The Blues of wonderfull », une fausse sucrerie lancinante.

 

Swan Songs of the Coyote se décline en trois chapitres. Le second est introduit par « Jackals of Compassion », un faux titre caché de Rage Against The Machine, d’une violence totalement assumée et on admire le doigté sûr du bassiste ! Même topo jusqu’à la plage 10 où l’on retrouve notre postulat de base en hyper régime. La dernière partie consiste en une lecture plus ludique d’un même thème, assez dispensable.

Avec cet album, les lausannois nous prouvent que leur envie est loin d’être neutre. Ces différentes prises de positions, plus réussies les unes que les autres, assoient une bonne fois le combo dans le paysage rock moderne européen. A l’instar de leurs collègues Ventura et autres Kruger (Reno apparaît sur Jackals), ils n’hésitent pas à triturer leurs compos, à les rendre complexes (par défi) mais conservent le jeu. On peut aimer Queens of the Stone Age  au point de les tordre dans un magma limite post-HxC, pour le plaisir.

 

June Deville revisite à sa façon, l’Histoire du rock. Ils en gardent les couleurs les plus chatoyantes.  62 minutes et une dernière partie un peu plus faible n’entache pas ce disque varié. On finit par se demander ce qu’on va nous proposer le trio à sa troisième livraison. L’album comme le précédent est disponible en téléchargement gratuit sur leur site. Hungy Ghosts Productions étant plus une structure pour le groupe. Le collectif organise des concerts et soutien la scène locale en Romandie en parfait représentant du DIY.

photo de Eric D-Toorop
le 15/11/2011

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