Malist - Karst Relict

Chronique CD album (45:48)

chronique Malist - Karst Relict

2019 - In the Catacombs of Time

2020 - To Mantle the Rising Sun

2021 - Karst Relict

 

Trois albums, trois pièces d’une et seule même trilogie, qui a donc pris fin il y a peu avec la dernière offrande d’Ovfrost, toujours épaulé par le label Northern Silence Productions. Quel plaisir de retrouver Malist, d’autant que ce projet solo est le siège de nouvelles orientations et d’améliorations techniques !

 

Pour être tout à fait franc, cette offrande m'avait déstabilisé, presque déçu lors des deux/trois premières écoutes il y a quelques temps maintenant. Mais depuis, j'ai dompté cette dernière pierre, sans doute moins agressive (cela reste le bémol principal), mais plus sombre, plus habitée, très bien écrite et solidement produite pour un one-man project. J’ai tout particulièrement apprécié le souhait d’intégrer enfin de véritables lignes de batterie, bien organiques celles-là, puisque composées et performées par un musicien en chair et en os, en l’occurrence Daniel Oplachkin.

 

Les trois premiers titres, placés dans la stricte continuité de la sortie de 2020, proposent un équilibre bien troussé entre BM atmosphérique et mélodique, équilibre qui met au révélateur les grands talents de composition de ce Russe. Les premières secondes éthérées de "Remaining Light" à la Alcest en témoignent. Ce titre, comme le suivant d’ailleurs, est ambiancé par des notes de piano volontairement sous-mixées, posées ici comme un voile ténébreux. Choix payant, de même d’ailleurs que celui-ci de proposer quelques passages – saupoudrés heureusement ! – de chant clair (que l’on retrouve plus franchement encore dans "A Way through Limbo"). "Satellite", la meilleure proposition, montre qu’Ovfrost sait toujours aussi bien nous cracher son venin Black en pleine face. Cependant ce venin se dilue peu à peu, au point de se dissiper. Les entailles à la guitare se font moins bruyantes et moins profondes. Et pour cause :  on constate un parti-pris très net vers une approche plus mélodique, très sensible dans la seconde moitié de l’album. C’est alors qu’on fleurte même avec le Post-Black. Décontenancé, je n’en reste pas moins marqué par ce jeu de guitare complexe, véritable mille-feuille de riffs. Bonifiant une pelleté de mélodies entêtantes, parfois un peu trop propres, Malist parvient à nous délivrer 50 nuances de sombre pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

photo de Seisachtheion
le 01/04/2021

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