Nephren-ka - From Agony To Transcendence

Chronique CD album

chronique Nephren-ka - From Agony To Transcendence

Qui dit nouveau chanteur et nouveau bassiste, dit nouvelle mouture d’un groupe.

Dans Le Brutal Death, pas forcément.

 

Après La Grande Guerre de L’Épice en 2017 (à laquelle il manquait un je-ne-sais-quoi) et pour son troisième album, Nephren-Ka se doit maintenant de s’affranchir des comparaisons : Hate Eternal, Origin et Nile donc.

Ce nouveau skeud mixé et masterisé par Stefano Morabito au 16th Cellar Studio et dont l’artwork a été réalisé par Stan W Decker (ça fait chroniqueur pro de citer ce type de trucs) va-t-il être un soufflé qui va aussitôt retomber ? Le nouvel Eldorado des fans de Broutal ? Ou bien juste un clafoutis recrachant quelques noyaux ?

On va voir ça.

 

Balançant toujours ses textes entre français et anglais, Nephren-Ka se concentre encore sur l’univers développé par Frank Herbert dans son cycle de Dune. Shai Hulud ou le Baron Arkonen s’adresse alors à nous, directement. Les références littéraires, les gaziers aiment ça. Oui, car Nephren-Ka est le Pharaon Noir, un des multiples rejetons de Nyarlathotep pour les accros à Lovecraft et à Celui qui hantait les Ténèbres.

C’est con de causer du fond quand on parle de Brutal Death ? Non, c’est vous qu’êtes cons.

 

Pour la forme, ‘ttention, c’est pas pour les fans d’Ultra Macronit, c’est sûr, et pour leur boîte de prod Entubé Production, non plus. Me cassez pas les couilles avec le sujet, je l’ai mauvaise pour les dix prochaines années là.

Une certitude toutefois : Nephren-Ka ne jouera jamais à l’Élysée.

 

Car leur recette se fait d’une brutalité extrême de tous les instants. Millimétrées comme l’incision d’un serial killer du quartier sur la cage thoracique de votre chat préféré, les dix compos du skeud se découvrent dans leurs multiples petites astuces. Avec toutefois un seul but : la destruction de vos pavillons auditifs.

L’avalanche de blast-beats est toujours d’actualité mais le vrai groove, celui qui vous prend par la nuque pour vous sacrifier sur un autel antique, ne pointe son groin qu’à partir du troisième titre.

"L’ Agonie de L’Épice" est ainsi un patron réalisé pour vous confectionner la parfaite image d’une compo de Brutal Death intelligent.

Des leads tordus se dressent aussi au milieu du carnage rythmique ("Sédition") et si la complexité est de mise, elle ne prend jamais le pas sur la lisibilité de la bestiasse. La basse se fait également cyclopéenne pour vous flageller les entrailles avec du piment.

Le chant est efficace mais ne présente pas, par contre, l’originalité lui permettant de se démarquer d’un daron comme Julien Truchan. Pour moi le « grouikisme » n’est pas forcément un plus disons.

Au rayon des reproches, la batterie aurait gagné à avoir un son moins prégnant dans son tabassage à la double, omniprésent. Et puis ça aurait été sympa d’inclure la reprise de Massacra dans le promo...

 

Ne finassons pas trop. Car, redoutable et virulent, ce From Agony To Transcendence constitue un gros morcif de violence impitoyable à réserver aux plus Rome antique d’entre vous.

photo de Crom-Cruach
le 27/07/2021

1 COMMENTAIRE

8oris

8oris le 27/07/2021 à 12:00:52

"C’est con de causer du fond quand on parle de Brutal Death ? Non, c’est vous qu’êtes cons." Et schbam! :D :D

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