One second riot - One second riot

One second riot - "One second riot"
chronique One second riot - One second riot
Après 2 splits très prometteurs, le premier avec les américains de Neptune, et le second aux côtés de Sofy major, les lyonnais de One second riot ont sorti en septembre de l'année dernière leur premier album chez MusicFearSatan. C'est donc avec un petit peu de retard que je vais m'attarder dessus, mais comme on dit, "plus c'est long, plus c'est bon" ?

Connaissant bien les 2 splits, je ne suis pas dépaysé au démarrage de l'écoute car "Cut" est tiré du vinyle 10" avec Neptune. D'ailleurs, 2 autres morceaux ne sont pas tous neufs ("Die elektrish leben maschine" et "Into a stranger", tirés du split avec Sofy major), mais ce n'est pas trop grave. Cela permet même de se mettre parfaitement dans l'ambiance de ce full-length, sombre à souhait.

Le duo basse/batterie fonctionne à merveille, et leur noise rock fait mouche, grâce notamment à des petites touches (comme les extraits de films, très présents sur plusieurs titres) qui leur donnent une grosse personnalité musicale. Il y a cette force, limite industrielle, et une noirceur continue tout au long des morceaux qui fait qu'on ne ressort pas indemne de l'écoute de cet opus. Ce n'est pas le genre de disque que l'on écoutera plusieurs fois d'affilées, car je peux vous dire qu'une lecture complète suffira à vous achever. "Eprouvant", serait peut-être le mot juste ; mais dans le bon sens du terme, attention !
La batterie a une énorme place au sein de One second riot (duo oblige), et arrive à elle seule à vous faire plonger dans leur univers oppressant. C'est bien simple, certaines parties restent même dans la tête après la fin de l'écoute ("Into a stranger"), ce qui est plutôt rare pour cet instrument ! Mais la basse n'est pas en reste, et la disto utilisée à bon escient donne réellement l'impression parfois que l'on a une guitare derrière. Et la voix dans tout ça ? Et bien celle-ci termine le boulot, en faisant passer une intense émotion, proche du désespoir, même si parfois le registre change un peu ("Brautigan" et "Balcony" avec une voix simplement "parlée").

A noter que l'artwork du digipack a été réalisée par Marion Coudert, d'Overmars. Entre lyonnais, c'est bien normal de s'entraider ! Et de plus, le résultat est plutôt intéressant, reflétant bien cette noirceur subtile dont je vous parle depuis le début !

Que dire de plus, cet album est vraiment bon, et son écoute ne peut vous laisser indifférent. Le duo lyonnais confirme tout le bien que l'on pensait déjà d'eux, et c'est avec plaisir que je termine mon texte sur la fin de "Clay mud and dust", qui clôt le disque, complètement expérimental et barré à souhait.
photo de Pidji
le 19/05/2009

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