Plebeian Grandstand - Rien ne suffit

Chronique CD album (00:00)

chronique Plebeian Grandstand - Rien ne suffit

Je ne sais plus quel gourou hippie dans quel ouvrage de philosophie New-age a écrit « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre ». C'est à peu près ce que j'ai ressentis après les écoutes répétées de Rien Ne Suffit, après une première torgnole False Highs, True Lows. Parce que les toulousains ne dévient pas de leur ligne de conduite, un Black Metal fortement infusé dans le bouillon Powerviolence. Cinq ans se sont écoulés depuis l'album précédent, pas de changement de line-up, dont la moitié officie également chez les (pour le moment) silencieux Shogazeux / Post-rokeurs Montreal on Fire. Dans les deux formations, Simon Chaubard et Adrien Broué n'ont de leçons à recevoir de personne.

 

L’équilibre musical atteint par Plebeian Grandstand est précaire, leur manière bien à eux de dompter le chaos ne pardonne aucune erreur ou approximation. La sanction dans ce cas est immédiate, sous peine de tomber dans la cacophonie. Mais « Rien n'y fait », jamais le groupe n’est pris à défaut et Rien Ne Suffit reste en permanence écoutable. Les blast beats frénétiques, les cris du hurleur en chef, les plans typiques de la Harsh-noise, tout cela se met au service d'un déferlement de violence véhémente, de noirceur profonde. Des charges Black Metal aux assauts Powerviolence, qui composent l'identité de Plebeian Grandstand depuis ses débuts, les toulousains sont passés maîtres dans la matérialisation d'une vision cauchemardesque de l’existence.

 

Les atmosphères sont glaciales, avec un soin tout particulier apporté à la composition en évitant les clichés inhérents à chaque genre, laissés dans l' « angle mort ». Les ténèbres qui enveloppent chaque composition est plus dense qu'un plasma de quarks (proche de la « masse critique »), plus sombre de minute en minute, plus profonde qu'une simple absence de lumière. Même lorsque le rythme ralentit, comme sur « Espoir Nuit Naufrage », Plebeian Grandstand reste effrayant et menaçant, toujours autant caapable de terroriser la population. « Aube », dernier titre de l'album, se termine brutalement, à l'image de la musique brutale développée tout au long du disque, laissant l’auditeur hagard et le souffle coupé.

 

"- Salut Jeff, comment ça va? Tu peux me rendre un service?

- Salut Pidji. Oui dis moi.

- Moi. juste pour savoir si tu auras mis ta chro de Plebeian Grandstand aujourd'hui?

- Ben, je suis au taff, j'essaye de te faire ça vite.

- Non, c'est pour demain...

- Bon, je vois ce que je peux faire."*

 

 

 

 

 

 

*voir la chro de False Highs, True Lows

 

photo de Xuaterc
le 23/11/2021

3 COMMENTAIRES

Seisachtheion

Seisachtheion le 23/11/2021 à 09:14:31

Poisseux
Inconfortable
Dérangeant
Marquant

pidji

pidji le 23/11/2021 à 10:20:41

"dérangeant" en effet, et difficile d'accès.

Freaks

Freaks le 23/11/2021 à 12:05:23

C'est l'enfer surtout ce truc! Dans le bon sens du termes...

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