Plebeian Grandstand - False Highs, True Lows

Chronique CD album (35:40)

chronique Plebeian Grandstand - False Highs, True Lows

"- Salut Jeff, comment ça va? Tu peux me rendre un service?

- Salut Pidji. Oui dis moi.

- Moi. Tu peux m'écouter ça et me dire rapidement ce que tu en penses?

- Ben, je suis au taff, je télécharge le promo à la maison ce soir et j'essaye d'écouter vite.

- Non, c'est pour demain...

- Bon, je vois ce que je peux faire."

 

Et me voilà donc en train de ruser pour contourner les filtres mis en place par les admin réseau de la grande institution publique pour laquelle je travaille, tout en installant un pack Office®, réinitialisant le mot de passe d'une secrétaire étourdie, et donnant des accès VPN à un professeur. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour rendre service à son boss. Hop, un coup d’œil rapide sur la page FB, la fiche Metal Archives, téléchargement OK, et me voilà donc en train d'écouter False Highs, True Lows de Plebeian Grandstand, que je ne connaissais que de nom jusqu'à présent. Voilà ce que que j'avais répondu au chef après une écoute rapide et un peu distraite: "Je dirais qu'il s'agit un bon album de Black indus, dense et misanthrope. Des riffs haineux et des beats furieux pour les amateurs de Mysticum et compagnie."

 

Je devais être bien vanné de ma journée de travail et par ma récente paternité pour trouver de l'indus dans cet album... Certes, il me fait bien penser à Planet Satan, mais plus dans l'atmosphère oppressante, mais on ne trouve pas trace d'électronique. Le son, également, est plus proche d'un Aborym que d'un Gorgoroth, rugueux mais plutôt propre, avec des guitares dissonantes et une batterie sèche. Le tout est suffisamment clair pour que le chaos musical généré par les toulousains ne se transforme pas en indigeste bouillie primordiale. Sans cesse sur le fil, les musicien manient la violence de leur propos, une technique instrumentale certaine et un don pour délivrer des ambiances apocalyptiques, sans jamais faiblir ou accorder de répit à l'auditeur, sauf sur le court intermède "Mineral Tears" et l'instrumental "Tame The Shapes" lent et lourd, placé juste avant un "Eros Culture" des plus brutaux.

 

L'assaut auditif est éprouvant, avec un chant complètement possédé, proche de groupes tels qu'Hexis. Il faut avoir le cœur et les oreilles bien accrochés pour s'enfiler d'une traite False Highs, True Lows, mais dont l'écoute devrait ravir les amateurs comme moi de violence intelligente. Merci chef de m'avoir imposé ce disque vers lequel je ne me serai pas penché spontanément.

 

 

 

 

 

 

 

photo de Xuaterc
le 07/04/2016

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