Rise Of The Northstar - Demonstrating My Saiya Style

Rise Of The Northstar - "Demonstrating My Saiya Style"
chronique Rise Of The Northstar - Demonstrating My Saiya Style

Chimie chimie y’a ! Chimie haut !

Passez le mac et protégez vos coffres, c’est Rise Of The Northstar qui déboule ! Et quand on pompe du Ol’ Dirty Bastard et qu’on fait du hardcore, rien de plus normal de voir le Fatbastard suivre aussi sec le dossier...

 

Autant être clair dès le départ, le dernier EP des Parisiens partait d’office avec quelques valises pleines de préjugés. Oui : quand on joue du core quelque chose et qu’on joue le cliché manga à fond, difficile de ne pas projeter autre chose que des images d’Epinal. Il faut tout de même préciser : de mémoire le dernier groupe français à avoir joué façon japonisant, c’était Pleymo en 2002, avec la réussite artistique que l’on connaît. Mais bon, en 2012, avec Demonstrating My Saiya Style, les ROTN proposent un tout autre volet. Loin d’être un prequel, un reboot dans la face. Et taille 75, ce qui a tendance à laisser des traces.

 

Passée l’imagerie stéréotypée du groupe, les six titres de l’EP brûlent les doigts comme autant de kaméhaméhas envoyés coup sur coup. Frontal et donc sans détour, le beatdown du combo lorgne vers le NYHC avec de bonnes rafales de thrash metal old school. Du fait sur mesure pour les abonnés des mosh pits ; inutile ici d’appuyer sur R2 pour parer les coups. Plutôt que se cacher derrière les clichés, Rise Of The Northstar préfère en jouer à outrance pour en faire quelque chose de haut en couleurs. Ça peut agacer par moments, tous ces écarts de sobriété, mais il faut bien reconnaître que le résultat est à la hauteur pour aller chatouiller la mèche du boss de fin.

 

Étonnamment, Demonstrating My Saiya Style n’est pas tant un disque de pur beatdown qu’il n’y paraît. Avec une production finalement très typée metal, le mini album peut même se faire digérer assez facilement par les chevelus d’habitude allergiques aux casquettes New Era. Enfin à condition de s’écarter des trois ou quatre kids qui envoient de la tortue géniale au premier rang. Car ROTN réussit en live à prendre le dessus sur pas mal de challengers. Preuve en est la réussite de leur récente tournée japonaise qui a certainement dû se transformer en pèlerinage du côté de chez Konami, Toei Animation et consorts.

 

Pas besoin des boules de cristal, ni d’avoir comme frangine Baba La Voyante pour prédire à Rise Of The Northstar un avenir serein, un ciel avec des nuages magiques et des super guerriers tous super entraînés dans le pit. Quant à moi, ma période manga Super Nintendo, j’y ai mis fin quand j’ai compris que quart de cercle plus coup de poing ne rimait pas avec supreme victory à chaque fois. J’avais 15 ans.

photo de Geoffrey Fatbastard
le 15/10/2012

1 COMMENTAIRE

kurton

kurton le 16/10/2012 à 16:03:07

Super prod.
Morceaux beton.
Du bon.

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