Shora - Malval

Chronique Maxi-cd / EP (33:15)

chronique Shora - Malval
SHORA, ou comment oublier tout ce que le groupe a pu faire avant ce disque. En effet, Si vous avez déjà écouté ce que faisaient les suisses, vous vous attendez sûrement à un mélange de hardcore noisy, plein d'énergie. Et bien non, que nenni, ravalement de façade complet pour le groupe qui nous propose à travers ce 4 titres de 33 minutes un post rock limite expérimental de très bonne facture.

Difficile de décrire totalement ce disque, si ce n'est comme je viens de le dire que nous avons à faire à du post rock très bien senti, qui peut parfois être lourd et oppressant, puis au contraire partir dans des envolées mélodiques magnifiques. Les 4 titres s'enchainent sans temps mort, c'est comme si nous avions affaire à un seul morceaux découpé en 4. Certains passages peuvent nous faire penser à du pink floyd (sur "Siphrodias"), d'autre à du post rock plus classique. L'apport d'instruments comme le synthé ou le xylophone ("Arch & num") sont très importants, ne serait-ce que pour la touche mélodique qu'ils apportent lorsque l'on se sent acculés par la musique qui nous entoure et nous empêche d'en sortir. En même temps, c'est tellement bon !
"Klarheit" nous propose une voix féminine qui allège la fin du disque, et qui donne un côté "aérien" du plus bel effet pour nous replonger dans la vie normale après ces 33 minutes d'expérience intéressantes.

Revirement musical réussi pour SHORA, la disparition des voix (à part un petit morceau sur la fin) pour arriver à quelque chose de beaucoup plus personnel est très intéressant. Bon évidemment ce n'est qu'un 4 titres (même s'il dure plus de 30 minutes), donc on attends de voir ce que cela donnera sur une durée plus longue ; peut-être qu'un effet de lassitude se fera sentir. mais nous n'en sommes pas encore là, et je ne peux que vous conseiller de vous procurer ce mini album qui regorge de plein de super plans musicalement parlant ; et en plus l'alternance des émotions est parfaitement gerée, tantôt mélancolique, tantôt brutale, puis repasser sur des passages plus mélodiques... Cette variation est parfaitement gerée et vous entraine dans un monde dont vous ne pouvez sortir qu'à la fin du disque.
photo de Pidji
le 24/03/2006

1 COMMENTAIRE

frolll

frolll le 02/05/2011 à 11:02:06

Ca, c'est du bien bon, oui.

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