Steve Von Till - A life unto itself

Chronique CD album (50:00)

chronique Steve Von Till - A life unto itself

Foutu Steve Von Till.


Si tu es un habitué de la maison Coreandco, tu connais ce nom pour son travail dans Neurosis. Pour les petits jeunes, les nouveaux, les mal-renseignés, ce rappel n'est pas inutile pour te donner une idée de la carrière du bonhomme...et de cette voix grave et sombre.

Lorsqu'il lâche l'orchestre électrique pour sa guitare folk, il propose une musique...grave et sombre.

Steve von Till est intouchable. 
Après trois albums en solitaire, cette jolie tronche de hipster avant l'heure, tournait un peu en rond. Mais voilà, c'était Von Till et beaucoup aimaient même avant d'écouter.
Ils n'avaient pas tort : ses albums solo ont été jusqu'à maintenant très bons...mais se ressemblaient aussi énormement...perdant, à chaque sortie, un peu de cette mélancolique flamboyance des débuts.

Sauf que cette fois, c'est un peu différent.
Evidemment il y a toujours cette voix, dont la superbe semble inépuisable.
Gravement écorchée, teintée d'une tristesse infinie, elle reste la marque de fabrique principale de Von Till, qui, s'il n'était que peu motivé, n'aurait eu qu'à faire un album autour d'elle.

Il n'en est rien.
Tout ne se passe pas autour de sa voix ou de sa guitare. SVT s'ouvre sur bien des horizons, contrairement à ce que la première piste pouvait laisser augurer, la ballade légèrement country est un peu un classique.
Une mise en bouche tout en douceur avant de plonger dans cet univers qui n'est pas vraiment nouveau, mais qui semble plus approfondi.

Les titres sont toujours "longs", 5 à 7 minutes, histoire de poser une ambiance, une atmsophère rarement jouasse...mais pas complètement desespérée.
Dans cet univers on entrevoit la lumière grâce à des arrangements musicaux ciselés.
C'est terriblement fin, réfléchi et loin d'être surfait, hormis peut-être sur "Birch bark box" qui ne manque tout de même pas de faire son petit effet...

...parce que s'il n'y avait que la voix ou les mélodies, mais il y a aussi l'ambiance, qu'un son parfaitement choisi, met en valeur.
 

Ce n'est jamais pas une belle journée ensoleillée que l'on écoute Steve Von Till. On choisira les longues et froides nuits lugubres où l'ennui, la paresse ou la tristesse nous envahissent. Mais de cette partouze de sombres sentiments, renaîtra la lumière, celle-là même qui jaillit de ce nouvel album où, jamais encore, la musique n'avait jamais été aussi "mélancoliquement optimiste".

photo de Tookie
le 06/02/2016

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