Thë Buffalos - Full of silence and fury

Chronique CD album (45:00)

chronique Thë Buffalos - Full of silence and fury

Thë Buffalos, c'est fini. Une séparation brutale au lendemain d'une sortie d'album.

Mais, pour moi, avec Full of silence and fury, cela ne faisait que commencer.

 

Et bordel, je n'aime pas la vulgarité, mais putain que c'est con. Ca fait bien chié de voir un énorme espoir se séparer...avant même d'en avoir vu/entendu/su plus à leur sujet.

Tant pis.

On va la faire cette chronique : non pas pour le groupe, en esperant que cette chronique soit un petit coup de pouce. Non, juste pour toi.

 

Toi ma couille d'inconnu, toi maman, toi ma biatch, fidèles et quasi-uniques lectrices. Bref, toi qui me lis.

Parce qu'il faut que tu connaisses Thë Buffalos. Pour ta culture musicale, pour toi être un peu plus heureux dans ce monde de merde dans lequel il pleut certains jours, il fait trop chaud le lendemain et en plus des fois, y'a un petit vieux qui n'avance pas sur le parking de Carrefour un samedi (parce que bon, il a toute la semaine pour les faire ses courses ce connard de vioc).

 

Thë Buffalos va te rendre plus heureux parce que tu ne vas jamais trop savoir sur quel pied danser.

Par contre, à l'instar de la musique classique qui fait pousser plus vite les fleurs, Thë Buffalos te fera pousser (garçon ou fille) c'est une bonne grosse paire de burnes entre les jambes.

La faute à ce rock-stonalternatif qui gigote tellement qu'on n'arrive pas à lui coller une étiquette.

 

Pourtant il n'y a pas que des moments énervés.

La peau d'une bourse bien rasée n'est-elle pas douce comme celle d'une pêche ? Thë buffalos c'est pareil. 

Derrière son ton autoritaire se cache des instants...débonnaires (ouais, j'suis un lettré).

 

Toujours surprenants, rappelant sur quelques sons de guitare des noms cités dans ces conneries de dossiers de presse sensés faire le boulot à notre place : System of a down, Clutch, Mastodon et Pantera...

Ils sont pourtant bien loin de se limiter à un son "métal". Même les innombrables qualités de l'enregistrement des bien connus ici : Sylvain Biguet et le master de Alan Douches n'y font rien. Thë Buffalos navigue avec légèreté parfois entre plusieurs flots sans jamais se poser sur un îlot.

 

Quelques petites "fantaisies", comme le cache-oeil d'un pirate pudique sur son handicap, se disséminent ça et là, pour donner une autre dimension au groupe qui, pourtant, ne risque jamais de s'enfermer dans un style : piano / violon(celle)s / glauckenspiel (les superbes "Autumn" et "Ebony")

Intros bétons, chant percutant, percussions enchantantes, choeurs débordant de splendeur jusqu'aux "Oh oh oh" les plus bateaux.

 

Des tubes, mais bien remplis, il y en a plein les pistes ("Antartica" en tête). Voilà qui comblera peut-être le malheur d'apprendre la séparation d'un groupe français qui avait les moyens de botter les fesses d'américains à leur propre jeu.

Débordant de personnalité, cet album a le bon goût de puer la sincérité, faisant oublier les défauts qui ne peuvent qu'exister...en nombre limité.

 

Il n'y a donc plus de Thë Buffalos. On fera avec. Ou plutôt sans. Mais rien ne nous empêche de profiter de cette jolie trace laissée pour la postérité.

photo de Tookie
le 28/10/2013

1 COMMENTAIRE

Niktareum

Niktareum le 28/10/2013 à 22:02:12

Sympa le morceau en écoute.

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