Vektor - Activate

Chronique Maxi-cd / EP (9:48)

chronique Vektor - Activate

En 2016, alors qu’il venait tout juste de placer une pièce majeure sur l’échiquier chichement peuplé du Techno-Thrash, Vektor se retrouvait soudainement vidé des trois quarts de sa substance humaine. Est-ce que le Capitaine DiSanto avait refusé de payer les heures supplémentaires passées en apesanteur, ou que les tranches de rôti lyophilisées étaient trop cuites à la cantoche? A l'époque je n’ai pas eu l’heur de lire la dépêche de l’AFP qui rendait compte de ce drame… Toujours utile que mutinerie et défection générale avaient alors rempli de gros nuages noirs le ciel autrefois immaculé de ces petits génies adorateurs du dieu Voivod.

 

Heureusement la météo métallique, ça va, ça vient… Et en ce début 2021, da-DAM!, nous célébrons enfin le grand retour du Jedi. C’est sur la pointe des pieds, par le biais de 2 petits titres pour même pas 10 minutes de sensations pures que les Américains célèbrent le retour d’Erik Nelson (… qui ne boude donc plus) à la guitare, ainsi que l’arrivée de nouvelles recrues (… inconnues au bataillon) à la basse et la batterie. Et on est tellement content de revoir enfin les riffeurs de l’espace qu’on ne pensera même pas à se plaindre de la maigreur de cette portion congrue musicale.

 

Le tour du propriétaire va être vite fait: « Activate » est un jeune chien fou lâché pendant 3 minutes et demie dans la salle de commande de l’Enterprise, tour à tour excité par des guitares ponçant avec vigueur leurs cordes, et ébloui par les superbes enluminures mélodiques accompagnant le refrain et ses environs. Un retour triomphant à l’époque de Killing Technology, à peine allégé par un court « interlude mousseline » aux deux tiers. Plus proche du format vektorien habituel, « Dead By Dawn » (…qui n’est pas, non, une reprise du morceau de Deicide) prend quant à lui plus de 6 minutes pour nous convaincre. Et il fait bien, parce que le premier tiers très « Prog’n’Pop » nous prendrait presque à rebrousse-poil si l'on n’avait en tête que Voivod a également composé Nothingface… Et que l’un dans l’autre il y a du bon sur cet album pinkfloydien, même si on n’est pas forcément fan de ce genre de musique planante à la base. Et puis après tout n’avions-nous pas applaudi les prises de risque de Terminal Redux? Il serait donc d’assez mauvais ton de maugréer contre ce début de morceau, d’autant que l’ascension qui suit est tout à fait du niveau de ce que l’on peut être en droit d’exiger de ces experts bretteurs.

 

Mais l’intérêt de ce retour ne s’arrête pas là. Car si l’on vous parle bien ici d’un EP 2 titres limité à 300 copies CD, en fouillant un peu on découvre que la chose est également disponible sur le split Transmissions of Chaos partagé avec les Néerlandais de Cryptosis. Et ces autres loustics semblent eux aussi avoir de bien belles choses à proposer. D’autant qu’au moment où je vous parle ils sortent leur premier album chez Century Media. Ok ok je m’égare, là n'est pas le sujet de cette chronique. N'empêche: la planète Vektor est entourée de satellites particulièrement excitants qu’il serait bête d’ignorer.

 

Bref: c’est court, mais c’est bon. Comme un pyrénéen, ou un coït de lapin. Alors on s’active, et on accueille le retour des Américains comme il se doit!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: « Les passagers du 4e vol longue durée de la compagnie Vektor à destination de la planète Techno-Thrash sont priés de noter que, finalement, ladite compagnie n’a pas fait faillite, mais qu’il leur faudra attendre encore un peu avant l’embarquement. Afin de patienter dans les meilleures conditions, le personnel au sol est heureux de leur proposer deux morceaux inédits qui leur donneront un savoureux avant-goût du périple à venir »

photo de Cglaume
le 13/04/2021

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