Calligram - Interview du 30/04/2020

Calligram (interview)
 

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ? Quelle est l'origine du nom du groupe et comment vous êtes-vous rencontrés, vous qui êtes une formation "multi-nationale" (si je peux me permettre).

On s’est tous rencontré en répondant à des annonces sur gumtree et vu la diversité de la population londonienne, on s’est retrouvé avec des gars de tous les horizons. Pour le nom, l’idée m’est venu pendant qu’un de mes élèves faisait un exposé sur les calligrammes. On cherchait un nom à ce moment-là et on a trouvé ça simple et surtout ça sortait un peu des noms qu’on rencontre d’habitude dans le métal.

 

Quelles seraient, selon vous, vos influences musicales ? Quels groupes vous ont influencés ?

On est tous de gros fans du genre de black métal que fait le gars de Nightbringer, et surtout son projet parallèle Akhlys. Au niveau black métal, c’est notre ultime référence. Après, on est aussi de gros fans de grind (Wormrot) et de crust (Fukpig, Martyrdod…).

 

Quel a été le processus d'écriture pour The Eye Is The First Circle ? Quelle a été la genèse de cet album ?

La plupart du temps, j’amenais des riffs et ensuite on jammait et les morceaux naissaient comme ça. Notre batteur est un pro pour retourner mes idées à l’envers et l’autre gratteux à une certaine aisance pour se greffer sur mes riffs. Le bassiste et notre chanteur on ensuite apporté leur touche personnelle à tout ça.

 

Du black au hardcore, vos origines sont multiples. Comment faites-vous pour composer et surtout faire en sorte que la symbiose soit aussi propre et efficace ?

On a deux caractéristiques de bases auxquelles on se tient. Des blast beats black métal et des parties crust avec du d-beat. Ce sont les deux piliers de notre son. On essaie aussi de plus en plus d’inclure des parties grind. Et on essaie de jouer tout ça le plus vite possible. On sait déjà que le prochain album sera encore plus rapide que le dernier.

 

Vous avez une nouvelle fois fait confiance à John Lewis de The Ranch Prodution House pour l'enregistrement de cet album. Comment l'avez-vous connu? Comment travaillez-vous avec lui ?

On a connu Lewis à travers son travail avec des groupe comme Svalbard et Rolo Tomassi dont nous sommes fans. Lorsqu’on a enregistré Askesis avec lui, on a vraiment aimé sa façon de travailler et sa personnalité et on s’est dit qu’il serait bien de retravailler avec lui en se connaissant un peu mieux. On savait un peu plus à quoi s’attendre, ce sur quoi il fallait qu’on travaille et ce qu’il serait possible de faire la-bas. Son studio est vraiment sympa et il a du super matos.

 

Il me semble que vous étiez en autoproduction pour votre album précédent « Askesis ». Pourquoi avoir signé chez Prosthetic ? Comment s'est passée cette arrivée ?

En fait, on était bien sur un label quand on a sorti Askesis (Basick Records). Mais la personne qui nous avait signés a quitté le label très peu de temps après et donc ça a pas mal ralenti les choses. On a donc contacté plein de labels avant de rentrer en studio et on a vraiment accroché avec Prosthetic. On aime surtout le fait qu’il y a pas mal de groupes de métal extrême sur ce label, on est en bonne compagnie.

 

Vous partez d'un concept philosophique pour TEITFC. Quelle place occupe-t-elle dans votre vie ?

La création de cet album a vraiment été une discussion artistique et par moments philosophique entre nous. Les paroles sont assez pessimistes et j’ai eu l’idée de me servir de l’image des cercles utilisée par Emerson pour suggérer que malgré l’apparente absence de sens dans la vie, on a quand même un devoir d’amour envers les gens qui nous entourent et que même s’il n’y a que ça, la vie vaut quand même la peine d’être vécue.

 

Le mois d'avril devait être pour vous l'occasion de faire une tournée nationale. Malheureusement, cela n'a pas été possible pour cause de pandémie. Est-elle annulée ou simplement reportée ?

En effet, on a dû annuler pas mal de concerts mais on compte bien recommencer à rejouer dès que ça sera possible. Il s’agit donc simplement d’un report forcé.

 

A ce propos, comment se passent vos journée de confinés ?

Ceux qui peuvent travailler de chez eux le font et les autres essaient de choper tous les petits jobs qui se présentent à eux. Sinon, personnellement, j’ai commencé à écrire des riffs/morceaux pour le prochain album et je lis pas mal aussi car ça m’inspire beaucoup.

 

Pensez-vous pouvoir venir faire quelques dates en France ?

Carrément, avant la pandémie, j’avais commencé à bosser sur une tournée européenne, donc dès qu’on le pourra on traversera la Manche et il est sûr qu’on fera des dates en France.

 

Vous devez sûrement être focalisés sur la sortie récente de TEITFC, mais quels sont vos projets futurs ?

On vient de trouver un booking agent et on veut absolument jouer le plus possible pour faire la promotion de l’album. Je ne sais pas quand ça sera mais faire des concerts est notre objectif principal en ce moment. On pense aussi déjà au prochain album, mais comme on ne peut pas répéter en ce moment, on est limité. Cela dit, on sait déjà avec qui on veut l’enregistrer et je vais bientôt le contacter pour essayer d’organiser ça pour l’automne 2021.

 

Avez vous des groupes et/ou des festivals dans votre entourage dont vous souhaiteriez nous parler ?

Bien sûr, les gars de South London Scum organisent des concerts de crust et de métal sur Londres et c’est vraiment de bons gars et leurs concerts sont excellents. La scène musicale DIY en Angleterre et vraiment intéressante en ce moment et il y a des groupes qui envoient du gros tels que Geist, Harrowed, Deus Vermin pour n’en citer que quelques-uns.

 

Je vous laisse le dernier mot

Étant français, j’aimerais bien passer un petit bonjour aux groupes Satan, Project for Bastards et Porc ainsi qu’à Adeline qui a été simplement énorme avec nous la dernière fois qu’on est venu à Paris. Et aussi à toute la famille Vittoz sur Grenoble, une famille de zicos incroyables sur plusieurs générations (Batmen, Grappler, Satan…) avec qui tout a commencé de mon côté.

photo de Vincent Bouvier
le 20/05/2020

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