Árstíðir Lífsins - Saga á tveim tungum II: Eigi fjǫll né firðir

Chronique CD album (74:17)

chronique Árstíðir Lífsins - Saga á tveim tungum II: Eigi fjǫll né firðir

Déjà dix que l'entité germano-islandaise Árstíðir lífsins est au service d'un Black païen, à la fois épique, historique, classieux et inspiré. Dès leur premier opus, Jǫtunheima dolgferð, elle a fait preuve d'une grande maturité, tant au niveau musical qu'au niveau du concept et du packaging, notamment grâce à l'équipe de son label, Ván Records, qui croit fort en ses poulains. L'expérience du trio chez Helrunar n'y est certainement pas pour rien. Depuis ses débuts, il s'est toujours inspiré de l’histoire médiévale du peuple scandinave, du folklore viking et fait le choix de chanter en vieux norrois. Pour Saga á tveim tungum II: Eigi fjǫll né firðir, aucun de ces trois points n'est mis de côté. Comme son nom l'indique, cet album est la suite logique de Saga á tveim tungum I: Vápn ok viðr, sorti l'an dernier, les deux parties d'un récit fictif, inspirés de faits réels de l'époque du règne de Saint Olaf.

 

En soi, rien de bien neuf sous le ciel d'Asgard, les Islandais n'ont pas inventé le bateau à fond plat, mais ils délivrent un Black Metal Pagan de très haut qualité, qui se démarque de la grande majorité des apprentis Rollo Lothbrok. On se rapproche plus de l'approche conceptuelle d'un groupe comme Primordial (même si musicalement les deux formations n'ont pas grand-chose à voir).

 

L'ouverture du disque est plutôt posée, avec deux titres, pour plus de dix minutes, orientées vers la narration à grands renforts de guitares sèches, de violon et de textes déclamés. Le Black Metal reprend ses droits avec un long « Sem járnklær nætr dragask nærri », guerrier et haineux. L'auditeur a le droit pendant plus d'une heure à un hommage vibrant aux premières heures d'Enslaved, au Bathory viking, aux siècles passés et aux écrits anciens.

 

Le récit des aventures des deux frères norvégiens est rythmé par des pistes où le texte est déclamé par une voix grave et chaude. Loin de casser le rythme du disque, elles participent à sa dynamique, proche des maîtres du Prog des années 70. Depuis ses débuts, la recette employée par le groupe n'a guère changé, mais à mesure des années, elle s'est affinée, les musiciens ont gagné en maturité. L'album, dont l'excellence ne faiblit pas, réserve quelques moments de pure grâce, comme par exemple le final de « Heiftum skal mána kveðja » ou l'intégralité des 17 minutes du « Ek sá halr at Hóars veðri hǫsvan serk Hrísgrísnis bar » final.

 

Avec Saga á tveim tungum II: Eigi fjǫll né firðir, Árstíðir lífsins offre un nouvel album magique, qui s'inscrit dans le prolongement d'une discographie jusqu'à présent impeccable. A ranger fièrement aux côtés de Trollskau, Skrømt Og Kølabrenning.

photo de Xuaterc
le 06/05/2020

5 COMMENTAIRES

pidji

pidji le 06/05/2020 à 09:52:17

Et tu prononces ça comment ? 😆

Seisachtheion

Seisachtheion le 06/05/2020 à 11:11:05

Auteurs aussi d'un récent et bon split "Aldrnari" avec CARPE NOCTEM, sorti en mars dernier.

Xuaterc

Xuaterc le 06/05/2020 à 11:32:51

"Et tu prononces ça comment ? 😆"
Ah ah! Tu cliques sur le petit haut parleur
https://translate.google.fr/#view=home&op=translate&sl=is&tl=fr&text=Árstíðir lífsins

"Auteurs aussi d'un récent et bon split "Aldrnari" avec CARPE NOCTEM, sorti en mars dernier."
Il faut que j'écoute aussi

Seisachtheion

Seisachtheion le 06/05/2020 à 18:27:23

Et par rapport au tome I ? Bien ou moins bien ? ^^

Xuaterc

Xuaterc le 06/05/2020 à 18:43:41

...............

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