Candiria - Kiss the lie

Chronique CD album (58:00)

chronique Candiria - Kiss the lie

 

On est peut-être proche de la faute professionnelle (pour un rédacteur de Coreandco) mais il a fallu que je fouille sur le dvd du "Fury Fest 2005" pour retrouver l'unique trace musicale de Candiria dans mes oreilles.
C'est donc avec une ouïe quasi-neuve sur le groupe que je découvre "Kiss the lie", album au destin particulièrement mouvementé entre un enregistrement sous un nouveau line-up, un label qui pour une question de droits ne sort pas l'album moultes détails juridiques.
 
Il est tout de même dommage que tout cela prenne le pas sur l'artistique tant "Kiss the lie" est un bon album.
 
Bon...mais complexe !
Des formations alambiquées, du break à tout va et une personnalité pressée sur cd notamment grâce au chant très particulier et varié de Carley Coma.
Ses cris stridents inattendus, ses envolées mélodiques sont particulièrement marquants aux côtés de lignes de chants plus posées. La superposition des deux voix donne un effet assez intéressant tant le timbre regorge d'originalité.
 
L'étonnante capacité du groupe à changer de rythmes, passer d'un univers à l'autre rend chaque titre inattendu.
Certaines tentatives peuvent s'avérer un peu lourdes ("Legion/Alicia" et ses 10 minutes), mais l'audace paye quasiment toujours.
Résumer cet album est particulièrement difficile tant il étale d'idées !
 
Album rock ambiant, métal Toolien ("Reflection eleven"), hardcore progressif (si si!), Candiria navigue entre plusieurs eaux et gère parfaitement ses enchaînements.
Le son est riche, propre et chaque instrument tire son épingle du jeu. Le riffing est d'ailleurs assez savoureux, y compris quelques soli particulièrement entrainants. Les refrains qui s'incrustent au milieu de ces créations denses sont même entêtants.
Le titre symbole de cette "fusion" multi-genre est "It Starts With a Splinter, It Ends With a Knife" avec ses parties hurlantes son riff rugueux, direct, face aux envolées mélo.
 
Au fur et à mesure que l'on avance dans l'album, on s'enfonce dans un monde mystérieux brumeux ("Genuine"), pour une ambiance nocturne urbaine et purement américaine. Pénombre dont on sort pour s'engouffrer dans celle des nuits d'Omaha qui, en guise de conclusion, nous offrent un voyage psychédélique.
 
Ce périple musical est à l'image du chemin qui l'attendait avant sa sortie physique. Tortueux, sombre mais éclairé par ses trouvailles durant près d'une heure.
photo de Tookie
le 01/11/2012

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