Convince - Russian Jawbreaker

Chronique mp3

chronique Convince - Russian Jawbreaker

Convince, c'est pas des rookies.

En effet les Russes, rampent dans l'underground depuis presque dix piges sans anicroche particulière mais sans génie non plus.

Bon, en 2018, Eden témoignait déjà d'un sacré savoir-faire en matière de Punkaclou en distribuant de bonnes mornifles de D-Crust comme on les aime, bien produites en plus. Il manquait toutefois un soupçon de croustillant pour sortir la tête de la vase.

La pochette, remplaçant l'Orc suédois d'Anti Cimex de son indispensable Scandinavian Jawbreaker par un guerrier Rus, a de quoi faire sourire. Le nom de l'album aussi car le clin d’œil est énorme, balourd même.

Et il faut en avoir des bollocks pour l'appuyer autant. Au pire, on pense à un album potache qui se profile à l'horizon, vite torché, vite piraté (oups), vite écouté et vite jeté.

 

Quand le titre éponyme se lance, le sourire goguenard fait place peu à peu à un rictus de 39 secondes qui augure du meilleur... une grimace ravie qui nous fait monter le son dans le casque car le confinement familial ne permet pas à l'Art musical de s'exprimer pleinement.

La puissance du combo est assez bluffante. Vous allez voir.

La base du riffing est classique mais absolument redoutable. Arrête de bailler Maurice, t'es pas sur ton fofo préféré.

On a aussi le droit d'utiliser des formules galvaudées.

Ainsi en troisième position apparaît dans nos esgourdes encrassées, "Религия" (ben c'est du russe quoi), comme une montée de sève au printemps, convoquant la haine de Skitsystem (ce chant barbare, machette de machette !!!) et la puissance d'un vieux Swedeath.Vous aimez le Disfear de Tompa ? Le D-Beat des premiers Wolfbrigade ? Vous allez changer de slip pendant tout l'album.

Le bombardement continue avec le thrash "Грязь Больших Городов", pas de pitié, pas de prisonnier, ça dézingue Pépé et Mémé. "Грязь Больших Городов" adopte la même ligne tracée par Ian Fraser Kilmister, 2 minutes 18 de tartes absolues. "1984" amène aussi son soupçon de mélodie et son solo abrupt.

La vache, les mecs ont tout pigé au genre. Et se permettent même un dernier morceau à la durée incongrue, en restant d'une efficience absolue tout en lorgnant vers le Neocrust vindicatif. Pourtant la plaque est un réenregistrement de vieux morceaux.

 

Russian Jawbreaker sanctifie le dieu Scandicrust, célèbre le démiurge Punk HxC et glorifie le seigneur Metal.

Vous attendez quoi pour prendre votre claque ?

photo de Crom-Cruach
le 13/04/2020

1 COMMENTAIRE

kauzs

kauzs le 16/04/2020 à 18:32:09

i kill all my brain alone...

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