Debauchery - Kings Of Carnage

Chronique CD album

chronique Debauchery - Kings Of Carnage

Il ne faut jamais dire « baleine je ne broierai pas tes os » car après dix ans d'existence passées à faire de la musique de pachyderme pompé plus ou moins sur Six Feet Under matiné de solos à la Angus, les Allemands de Debauchery accouche enfin d'un album sympathique et décontracté.

 

Plus ou moins méprisé ou haï par les fans de Death pure et dur, Debauchery pratique un Death décalé et caricaturale. Sur le fond, cela donne une sorte de Heavy lourdingue ou seul les vocaux finalement se rapproche du Metöl de La Mort.

 

Le visuel du groupe est outrancier, mêlant de façon putassière, tripailles et nanas à poil. Le mauvais goût règne donc ici en maître mais un mauvais goût assumé de cours de récré, bien inoffensif et qui ne choque que les lobotos qui se pâment de joie devant les pochettes moches et dégueux de, au hasard, Carnal Desfigurement, Parasitic Ejaculation ou Traumatomy pour ne citer que quelques groupes pêchos au hasard dans un cul de basse-fosse artistique. Et bien moi, je préfère des paires de seins, même siliclonées à un gros plan de prurit anal dessiné par un gosse de cinq ans.

La pochette de Kings Of Carnage prend d'ailleurs à contre-pied cette image de phallocrates de kermesse en affichant un superbe démon tout droit sorti de Warhammer ou d'un autre univers d'Heroic Fantasy originale comme un paquet de nouilles. Thomas Gurrath, le grouikeur en chef se révèle d'ailleurs fan du jeu de rôle aux multiples produits dérivés.

 

Mais musicalement parlant, qu'est-ce qui distingue Kings Of Carnage de ses très pénibles prédécesseurs ? A première vue, pas grand chose.

Toujours le même « groove cochonou » (merci Cobra, je te paierai en canettes de Buckler) pour concours de Miss Saucisse/Lentille plus ou moins aéré par des plans mélodique que même Manowar, en pleine crise aiguë de mégalomanie, renierait.

Tel le goret se roulant dans la fange avec délectation, je me demande bien maintenant comment je vais retomber sur mes pattes pour dire tout le bien que je pense de cet album. A cœur vaillant rien d'impossible.

Ainsi "Demonslayer" envoie le boulet d'entrée à grand renfort de double et de breaks téléphonés. Le chant de Gurrath se marie à merveille avec la lourdeur de ses compères alignant les plans Heavy-Thrash comme des élus de la République, les notes de frais.

C'est ultra rabâché mais ultra catchy et le break mélodramatique de milieu de morceau prend alors tout son sens : on se dit NON et bien SI, ils osent.

"Let There Be Blood", dont le titre renvoie à qui vous pensez les vieux thrashers, poursuit dans la même veine, vous savez, celle où vous avez quatre grammes. Sur "Killerbeast", on se surprend à secouer la tête bêtement tel le spectateur moyen du Hellfest regardant les bidonneries de M6 avec un air tout de même un poil contrit. Le titre "Kings Of Carnage" reprend à son compte les idées les plus éculées de tous ses lointains ancêtres depuis les premiers Black Sabbath. Pourtant contre toute attente, ça fonctionne à merveille.

 

En fait les Debauchery semblent réellement se foutre des critiques qui collent à leurs basques comme les idées moisies dans la caboche de la mère Boutin, en incarnant à eux seuls tout ce qu'un amateur de vraie musique respectable (vous en avez forcément un dans votre entourage) peut reprocher au Metal.

 

Juste pour ça, allez jeter une oreilles sur Kings Of Carnage entre une vanne de votre pote Maxi Robert, Dj au Platinum de Garge-les-Burettes, un concours de pets avec le fan club de JM Bigard et un coup de téléphone anonyme informant votre voisine que Satan l'habite.

photo de Crom-Cruach
le 20/09/2013

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 20/09/2013 à 10:04:05

'tain comment tu sais que je traîne un week-end sur 2 à Garge-les-Burettes ???

Cobra Commander

Cobra Commander le 20/09/2013 à 10:07:28

Efficace et pas cher, c'est le Death que j'préfère... sauf que là ça vole pas bien haut! :)

PS: je ne bois pas de Buckler!

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 20/09/2013 à 19:48:26

@ Lapinou : Je t'y ai vu. Moi, c'est tous les weeks s'il y a pas de rassemblement tuning.
@ Crotale : en Tourtelle, ça peut s'arranger, je ne suis pas obtus à ce point.

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