Dehumanized - Controlled Elite

Dehumanized - "Controlled Elite"
chronique Dehumanized - Controlled Elite

1998, les beaufs braillent "I Will Survive", l'affaire Monica Lewinsky fait des gorges chaudes et/ou profondes et la nouvelle scène Death Metal US se développe à vue d'œil et accouche de classiques inoubliables. Même s'il n'a jamais été reconnu à sa juste valeur, Dehumanized a fait partie de ces fers de lances aux côtés de Devourment, Disgorge, Dying Fetus et autres Prophecy. Une carrière courte, un premier album culte et quatorze ans plus tard, ils nous rejouent le retour du fils prodigue...

Mouais...

 

Ca fait plaisir de revoir le nom de Dehumanized dans le petit monde enchanté du Death, mais à part ça, pas grand'chose de folichon. Dehumanized revient à la surface avec un album on ne peut plus banal. Si jadis leur tambouille avait une véritable personnalité et dégageait une ambiance particulière, désormais on est embourbé jusqu'au cou dans une musique quelconque et totalement anonyme. Mais ne me faites pas dire que cet album mérite le pilori, non: il est "bien". Ni nul, ni excellent, c'est juste désespérément bien. On accueille ces onze titres de Deathcore sans broncher tant on est habitué, blasé, insensible à ce genre stérile. En clair, Dehumanized fait des photocopies de Suffocation et Dying Fetus... voilà... rien de palpitant, du mosh par citernes, des voix gutturales, une production en béton, du blast pour épaissir la sauce et hop... Vous connaissez la formule.

 

Un disque qui fait l'effet d'une douche froide, on espérait se (re)prendre une mémorable leçon de Death Metal, on espérait un véritable successeur un titanesque Prophecies Foretold, on espérait beaucoup. Et au finale, on se retrouve avec un disque de piètre envergure qui manque cruellement de feeling, de personnalité et surtout de relief. Les titres se suivent et se ressemblent... rien à signaler à part la présence de guests tels que Frank Mullen et Terrance Hobbs (de Suffocation) et d'un type de Success Will Write Apocalypse Across the Sky... En clair, on se fait chier et on attend que ça passe.

 

Un album terriblement décevant.
1998: une référence du Death. 2012: du Deathcore mou de la tige.
 

Mais peut-être que les gens qui ne révèrent pas leur premier album comme une sainte relique y verront ce que je n'y ai pas trouvé et que l'on trouvera chez d'autres... Snif...

photo de Cobra Commander
le 28/12/2012

1 COMMENTAIRE

Keyser

Keyser le 01/01/2013 à 10:59:12

Excellent retour en ce qui me concerne, je le préfère même au PF (notamment le jeu de batterie plus brutal et les riffs plus mélodiques).

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