Despised icon - The Ills Of Modern Man

Chronique CD album

chronique Despised icon - The Ills Of Modern Man
Le Canada est vraiment un vivier de bons groupes (pour la scène metal en tout cas) : Devin Townsend, Martyr, Unexpect, Beneath the Massacre, Cryptopsy et consorts. Et bien Despised Icon est aussi de là-bas et les brutes nous reviennent avec un nouvel album destructeur intitulé "The Ills Of Modern Man"(4ème galette tout de même), beaucoup plus construit, plus travaillé que ses prédecesseurs (le dernier en date était "The Healing Process" paru en 2005).

Dans ce dernier opus, les Canadiens nous délivrent un death grind qui taquine avec le hardcore. Il n' y a qu'à écouter "In the Arms of Perdition" ou "Quarantine" pour s'en rendre compte. Les 6 gaillards ont une maîtrise assez déconcertante, une efficacité démentielle ; les 2 chanteurs se renvoient les parties magnifiquement, le panel vocal est tout simplement énorme, growls, voix hurlées, grind... Il y en a pour tous les goûts. Dans certaines formations à 2 chanteurs, on pense parfois que la tâche aurait pu être accomplie par un seul, mais ici enlevez-vous ça de l'esprit tout de suite.
Les riffs tantôt lourds tantôt speeds s'enchaînent pour le plus grand bonheur de nos oreilles. Les guitares hurlent "Nameless", souffrent "Fainted Blue Ornaments". Des parties bien techniques, des harmonisations, des ambiances ; la précision est vraiment bluffante, et les guitares savent se faire death, hardcore ou mélodique au bon moment.
Le batteur est une véritable machine guerre : blast beat, saccade, mid tempo, une précision sur les cymbales, écoutez le refrain de "The Ills of Modern Man", rien ne l'arrête. Le headbanging est de rigueur tant la structure rythmique est riche. A noter également qu'il n'y a pas un seul break d'intro identique, ce qui est souvent le cas dans les albums de ce style. Le break de "Nameless" est tout bonnement impressionnant.
La production signée Andy Sneap (Opeth, Megadeth) jouera un rôle prédominant dans le succès de cet album, rien n'est laissé au hasard. La basse, souvent mise de côté dans les groupes de brutal, a ici toute sa place comme sur "The Ills Of Modern Man" ou "Sheltered Reminiscence".
Le morceau qui clôture l'album, "Fainted Blue Ornaments", se termine sur un fade out qui laisse l'auditeur se remettre de ses émotions. Au 2/3 du titre, la brutalité laisse place à la souffrance : majestueux. Une formidable fin d'album, qui ne laisse présager que du bon pour la suite.

40 minutes qui passent à une vitesse folle donc. Pari réussi pour ces canadiens, qui on l'espère, auront la reconnaissance internationale qu'ils méritent amplement.
photo de Growl
le 27/11/2007

6 COMMENTAIRES

mat(taw)

mat(taw) le 28/11/2007 à 08:56:52

bah bienvenue mec!

sepultrastaman

sepultrastaman le 28/11/2007 à 09:19:14

¡ Bizutage ! ¡bizutage ! ¡ bizutage ! ==> questionnaire de proust sur le forum; et comme je ne suis pas si méchant que ça je te mets le lien http://coreandco.forumactif.com/le-coin-des-bavardages-f3/questionnaire-de-proust-t1030-40.htm

Growl

Growl le 28/11/2007 à 15:56:29

Et bien merci beaucoup.
c'est cool.
Je m'en vais de ce pas voir le questionnaire....

Sonny

Sonny le 29/11/2007 à 16:18:00

Bienvenue à toi !

(((viking jazz)))

(((viking jazz))) le 01/12/2007 à 14:06:23

ouep bienvenue parmis nous !
et en plus ce skeud démonte ;) !!

Finisterra

Finisterra le 16/09/2009 à 06:42:01

Je me replonge dans cet album et c'est clair qu'il est monstrueux, niveau rythmique c'est la leçon.

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