Downtown Brown - I Love Burgers

Chronique CD album (35:09)

chronique Downtown Brown - I Love Burgers

C'est en écoutant la fiévreuse captation live réalisée à l'occasion des 14 ans de Downtown Brown (en replay ici: Hot Part) qu'un détail discographique vint m'escagasser la jauge à exhaustivité: j'étais passé à côté de l'album I Love Burgers. Et vu le niveau de joyeuse effervescence d'un morceau comme « Happy Music for Happy People », il était évident que l'impasse ne devait pas se prolonger plus longtemps. Alors ni une ni deux: back to 2007, direction la pochette jaune-Ronald-Mc-Donald de cet hymne au plus emblématique représentant de la gastronomie américaine.

 

Ni suspense ni surprise: fidèle à lui-même, Neil Patterson profite une fois de plus des 35 minutes à sa disposition pour dispenser un Metal joyeux, cuivré et funky, plein de Punk Rock ensoleillé et de ces pitreries qui réduisent à peau de chagrin la courte distance séparant la « simple » Fusion du Nawak Metal le plus exubérant. On zappera les 2 minutes d'intro dont le disque rayé rumine de vieux relents de Big Mac sur fond de musique flippante parente du thème de Twilight Zone, pour sauter à pieds joints dans le Gay Pride Youpi Metal de « Happy Music for Happy People ». Pétillant, bondissant, recelant un passage Disco, une basse et un saxo excités, ainsi qu'un court solo de batterie, ce morceau est taillé pour transformer votre sortie du royaume de Morphée en un putain de réveil Mérinos!

 

Et la suite enchaîne sans baisse de régime ni descente du trampoline. S'il commence sur des langueurs psyché-hawaïennes, « Crack » pète ensuite méchamment son boulard en se faisant plus funky que jamais. Suit le plus Metôôôl des morceaux de l'album, « Back On The Team », qui avait lui aussi trouvé le chemin de la setlist de Hot Part. Le titre n'est pourtant pas aussi juteux que son successeur qui, après une minute de Rap a capella déjanté, inonde l'auditeur de bonne humeur et de vitalité « scatofunnyques »... pour finir sur un extrait des Simpsons qui, bien que sympa, saoule un peu après son Nième passage sur la platine. Les fans du visage Punk Rock du groupe ont ensuite droit à une double ration grâce à l'enchaînement de 2 morceaux pour iroquois à roulettes: l'instrumental « The Manthem », puis « Lightshow Bob » qui commence comme un tube gominé de groupe de centre-commercial, avant de finir en pleine speederie foncedé de piercé de bord de mer. Puis, alors qu'on aimerait un vrai dernier morceau bien consistant pour terminer en beauté cette aventure gastro-entéro-nomique, il faut se contenter de la nawakerie horrifique « I Found U », rigolote mais peu consistante. D'autant qu'elle est suivie de 5 minutes de silence débouchant sur un bonus track qui compile des samples délirants sur fond d'Eurodance – « bonne blague » qu'on zappera lors des écoutes suivantes, parce que bon, ça va un moment...

 

Alors oui: cet album de Downtown Brown est foufou, enthousiasmant et ensoleillé comme beaucoup de ses compères. Les cuivres, la basse, les riffs sautillants, la gouaille de Neil: tous les ingrédients sont là, et on enfourche donc notre cheval à bascule avec la fougue, l'épée en carton et le sourire habituels. Un petit excès de remplissage superflu (l'intro, le sketch des Simpsons, les 11 minutes du dernier titre...) interdit malheureusement à l'album de finir sur le podium discographique des Américains... N'empêche: on ne boude clairement pas notre plaisir!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: « Funk, Punk, Fun & Sun », la formule de Downtown Brown est toujours aussi efficace, bien que diluée aux entournures pas quelques moments zappables. I Love Burgers est un album qui aurait sans doute gagné à n'être qu'un EP, mais qui, en l'état, gagne déjà franchement à être connu.

 

photo de Cglaume
le 17/05/2020

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