Earthlimb - Origin

Earthlimb - "Origin"
chronique Earthlimb - Origin

Cet album aurait mérité autre chose qu'un "Ha bah putain !" à la fin de sa première écoute.

C'est là trop peu d'élegance pour 8 titres somptueux. 

Tout se fait en douceur dans "Origin". Hormis "Hiding" qui est tout de même introduit par une piste éponyme à l'album, les autres pistes sont amenées lentement, intelligement...

 

...et en variant ! Les introductions se font toujours avec un instrument différent et lancent donc une atmosphère différente. Cette inspiration ne faiblit pas à mesure que l'on avance dans l'album ou dans les titres...bien au contraire !

 

Earthlimb s'amuse à produire une forme de rock progressif, tout en sachant tirer des influences dans le métal ou à l'inverse dans le post-rock.

Ce travail s'inspire clairement de ce que Steven Wilson peut faire, ou à mi-chemin entre les Opethiens "Damnation" et "Heritage" (le clavier et une guitare au début de "Waves" en témoignent).

Le groupe sait en effet être psychédélique sans donner le tournis, mais embobine l'auditeur en l'espace de quelques arpèges. Il utilise savamment le clavier dans l'optique de créer une ambiance plus légère.

Mais résumer Earthlimb est bien complexe : on retrouve du vocoder, des nappes de cordes qui ne sont pas là pour un simple habillage et finalement des guitares electriques capables de cracher avec rugosité ("Waves") alors qu'elles jouaient un arpège digne des créations de Dredg dans sa bonne époque ("Ocean of astate", "Virtues")

 

La technique d'Earthlimb n'a, en vérité, rien de bien complexe (comparée à celle des groupes déjà cités) surtout si l'on écoute "Bloom of light". Elle sera malgré tout notable, ajoutée au sens de la mise en ambiance, la mélodie et la capacité à allier les genres entre eux (la 7e piste oscille entre trip-hop, post-rock, pop).

 

Sur la dernière piste, tout change. La violence jusque là cachée, ressort tout en étant contenue derrière un gros riff d'intro et une voix bien loin de sa clarté prédominante avec l'impression que des influences légèrement "stoner" sont venues titiller les musiciens...pour que tout s'arrête 30 secondes plus tard.

 

A écouter avant d'aller se coucher.

Non pas qu'il y ait une heure plus propice à son écoute, mais parce qu'il sera difficile pour le cd suivant de faire aussi bien...

photo de Tookie
le 19/11/2012

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 19/11/2012 à 09:35:41

J'ai bien aimé ce disque, pas con le rapprochement avec Dredg.

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